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Actualités - Opinion

Marché de l’immobilier Gemmayzé a le vent en poupe

Longtemps ignoré des Beyrouthins, le quartier Gemmayzé est devenu, en l’espace de quelques mois, une destination à la mode. Après le boom de Monnot et du centre-ville, la vague déferlante de la restauration a trouvé une nouvelle cible. Phénomène de la rentrée 2004, la rue Gouraud est la star du moment, inspire les articles de presse et attise les convoitises des restaurateurs locaux. À ce jour, la rue compte huit restaurants. Le plus ancien est le Café Gemmayzé. Torino Express est le plus récent. La prochaine inauguration sera le Soto, un restaurant japonais à proximité du Foodyard. Saluons les initiatives de La Tabkha, cuisine libanaise, et de Torino Express, minuscule café à l’européenne, qui ont su s’imposer avec des concepts novateurs collant parfaitement à l’environnement et l’ambiance de Gemmayzé. Idéalement situé au centre de Beyrouth, ce quartier a de nombreux atouts pour attirer les investisseurs : - Incontestablement, Gemmayzé avec ses rues Gouraud, Pasteur, Mar Antonios et Dagher a un cachet authentique. Encore épargné par la frénésie immobilière, ce petit quartier résidentiel a conservé son charme d’antan avec ses immeubles anciens, ses ruelles étroites ombragées et ses vieilles bâtisses aux tuiles rouges entourées de jardins. - Une fois totalement rénové, l’escalier Daraj el-Fann constituera une attraction culturelle et touristique capable de drainer des visiteurs étrangers amoureux des arts. - Les loyers sont particulièrement abordables et attractifs. Bien que la tendance soit à la hausse avec une augmentation de plus de 30 % en deux ans, le mètre carré à la rue Gouraud en location se négocie aujourd’hui de 150 à 250 dollars le mètre carré. De plus, le quartier est encore loin des prix demandés au centre-ville où les loyers varient entre 500 et 1 000 dollars le mètre carré et ceux de la rue Monnot qui sont de 250 à 500 dollars le mètre carré. Cependant, si de nombreuses boutiques sont fermées et abandonnées, les emplacements disponibles sont rares. Beaucoup sont bloqués pour des questions d’héritages et d’imbroglios de copropriétés. - Gemmayzé est une parfaite alternative entre le très sélectif centre-ville et la rue Monnot, saturée et perturbée dans des problèmes de voisinage et juridiques. Le quartier vient à point nommé pour attirer une clientèle fatiguée et de plus en plus réticente d’aller rue Maarad qui perd son charme et se dégrade peu à peu. À l’avenir, la rue Gouraud a un potentiel d’une vingtaine d’enseignes. Les petites surfaces de 50 à 100 places seraient plus logiques que des grands restaurants de 200 à 300 places assises. Accueillir des centaines d’établissements ajoutés au problème de parking serait par contre un élément négatif au développement de Gemmayzé. En définitive, le quartier doit garder une dimension humaine et ne doit pas être défiguré par l’arrivée d’investisseurs avides de gains rapides qui ouvrent et ferment tous les 6 mois. L’essor de cette partie de Beyrouth doit se faire sur le long terme dans le respect de son environnement et de la vie de ses résidents. Ainsi, Gouraud serait parfaite pour des petits restaurants gastronomiques aux cuisines variées et des cafés littéraires. Parallèlement, il serait idéal que la rue attire encore des artisans, des galeries d’art, des salles d’exposition, des antiquaires et une salle de spectacle. Le quartier prendrait ainsi une véritable identité culturelle et commerciale.
Longtemps ignoré des Beyrouthins, le quartier Gemmayzé est devenu, en l’espace de quelques mois, une destination à la mode. Après le boom de Monnot et du centre-ville, la vague déferlante de la restauration a trouvé une nouvelle cible.
Phénomène de la rentrée 2004, la rue Gouraud est la star du moment, inspire les articles de presse et attise les convoitises des restaurateurs locaux.
À ce jour, la rue compte huit restaurants. Le plus ancien est le Café Gemmayzé. Torino Express est le plus récent. La prochaine inauguration sera le Soto, un restaurant japonais à proximité du Foodyard. Saluons les initiatives de La Tabkha, cuisine libanaise, et de Torino Express, minuscule café à l’européenne, qui ont su s’imposer avec des concepts novateurs collant parfaitement à l’environnement et l’ambiance de...