PÉTROLE
Les prix du brut s’effondrent après deux mois de flambée
le 30 juin 2004 à 00h00
Après deux mois de flambée, les prix du pétrole commencent à s’effondrer cette semaine, une accalmie apparente en Irak, l’arrêt d’un mouvement social en Norvège et une hausse de l’offre de l’Opep ayant dissipé les craintes de pénurie de brut pour cet été.
Depuis lundi, les prix du brut ont abandonné près de deux dollars, pour se retrouver à leur plus bas niveau depuis avril, et ils semblent encore s’orienter à la baisse.
« C’est une combinaison de soulagements dus au fait que l’Irak pompe et exporte de nouveau, et que la grève en Norvège soit finie », relève Adam Sieminski, analyste à la Deutsche Bank.
« Malgré la chute des cours, les facteurs structurels ne sont pas grandement différents, mais les prix sont en train de perdre une partie de leur prime de guerre face à la perspective d’une amélioration de la sécurité après le transfert du pouvoir » en Irak, soulignent les analystes de la maison de courtage Sucden.
En Norvège, la production est repartie normalement après l’intervention du gouvernement vendredi dernier pour mettre fin à la grève qui amputait de plus de 10 % l’offre de ce troisième exportateur mondial.
En outre, explique M. Sieminski, le marché s’attarde « sur la probabilité que la Réserve fédérale américaine commence à relever ses taux d’intérêt (aujourd’hui) et pense que cela va ralentir la croissance économique et donc la demande de pétrole ».
Enfin, « la production de l’Opep, notamment de l’Arabie saoudite et d’autres pays du Golfe tels que les Émirats, semble être en nette progression », ajoute cet analyste. « Le résultat est que nous allons probablement voir les réserves pétrolières se reconstituer», conclut-il.
Pour la Deutsche Bank, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), hors Irak, a encore accru sa production de 500 000 barils par jour en juin, à 26,6 millions de barils par jour (mbj), soit un niveau bien supérieur à son plafond officiel de 25,5 mbj (au 1er juillet).
Le cartel avait déjà augmenté son offre de plus de 600 000 barils en mai.
Après deux mois de flambée, les prix du pétrole commencent à s’effondrer cette semaine, une accalmie apparente en Irak, l’arrêt d’un mouvement social en Norvège et une hausse de l’offre de l’Opep ayant dissipé les craintes de pénurie de brut pour cet été.
Depuis lundi, les prix du brut ont abandonné près de deux dollars, pour se retrouver à leur plus bas niveau depuis avril, et ils semblent encore s’orienter à la baisse.
« C’est une combinaison de soulagements dus au fait que l’Irak pompe et exporte de nouveau, et que la grève en Norvège soit finie », relève Adam Sieminski, analyste à la Deutsche Bank.
« Malgré la chute des cours, les facteurs structurels ne sont pas grandement différents, mais les prix sont en train de perdre une partie de leur prime de guerre face à la perspective d’une...
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