Peres invité par Sharon à rejoindre
un gouvernement de coalition
le 28 juin 2004 à 00h00
Le chef de l’opposition travailliste Shimon Peres a confirmé, dans un entretien publié dimanche par l’hebdomadaire britannique Sunday Times, qu’il s’est vu proposer de rejoindre un gouvernement de coalition dirigé par le Premier ministre israélien Ariel Sharon. « Je doute que ce soit réaliste (d’attendre ce gouvernement de coalition) avant l’automne », a-t-il dit dans cet entretien accordé « la semaine dernière » au Sunday Times, après une série de rencontres avec M. Sharon.
Dans l’intervalle, le Parti travailliste devrait continuer à apporter son soutien à M. Sharon pour lui permettre de poursuivre son projet de retrait de la bande de Gaza, en dépit de l’opposition d’une partie de son parti, le Likoud, et de ses partenaires de droite. M. Peres, âgé de 81 ans, a posé des conditions à son entrée dans le gouvernement, selon le Sunday Times : que M. Sharon s’engage sur un calendrier strict de retrait de Gaza et que ce plan de retrait soit coordonné avec les Palestiniens. « J’ai dit à Arik (Ariel Sharon) “Apprenez de mon expérience. Aussi longtemps que vous ajournerez le retrait de Gaza, vous accumulerez les difficultés.” Le retrait peut naturellement prendre du temps, mais devrait commencer maintenant », a déclaré M. Peres, prix Nobel de la paix en 1994. Cela signifierait que Arafat ne serait plus en « résidence forcée à Ramallah », selon le Sunday Times. « Je ne suis pas contre que Arafat soit transféré à Gaza s’il combat la violence des fondamentalistes », a déclaré M. Peres. « Il doit montrer qu’il est du côté de ceux qui luttent contre le terrorisme. Il l’a fait dans le passé », a dit M. Peres, qui fut l’un des artisans des accords d’Oslo. « Arafat a 40 000 hommes armés à Gaza. Combien y a-t-il de terroristes là-bas ? Quelques milliers ? Si Arafat le voulait vraiment, il obtiendrait des résultats », a-t-il ajouté.
La troisième condition, la plus délicate, est un retrait israélien de la Cisjordanie, qui verrait l’État hébreu revenir dans ses frontières de 1967. Ce retrait pourrait « inclure quelques ajustements nécessaires pour la sécurité et une solution pour les colons », selon M. Peres. « Sharon doit aller vers la paix. Et je crois que c’est ce qu’il veut faire. mais d’abord il devrait régler les problèmes de sa coalition », a-t-il dit.
Le chef de l’opposition travailliste Shimon Peres a confirmé, dans un entretien publié dimanche par l’hebdomadaire britannique Sunday Times, qu’il s’est vu proposer de rejoindre un gouvernement de coalition dirigé par le Premier ministre israélien Ariel Sharon. « Je doute que ce soit réaliste (d’attendre ce gouvernement de coalition) avant l’automne », a-t-il dit dans cet entretien accordé « la semaine dernière » au Sunday Times, après une série de rencontres avec M. Sharon.
Dans l’intervalle, le Parti travailliste devrait continuer à apporter son soutien à M. Sharon pour lui permettre de poursuivre son projet de retrait de la bande de Gaza, en dépit de l’opposition d’une partie de son parti, le Likoud, et de ses partenaires de droite. M. Peres, âgé de 81 ans, a posé des conditions à son entrée...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.