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Actualités - Chronologie

Transition : le courant Sadr veut démontrer son sens des responsabilités

Le mouvement du chef radical chiite Moqtada Sadr, l’Armée du mehdi, veut démontrer son sens de l’intérêt national dans la période de troubles précédant le transfert des pouvoirs et se dégager ainsi de toute responsabilité dans son échec programmé, selon lui. « Il n’y aura pas de transfert de l’autorité aux Irakiens, mais pour que les Américains ne puissent pas dire que l’Armée du mehdi a empêché ce transfert, nous allons suivre les ordres de la Marjaïya (autorité suprême chiite) pour voir ce qu’ils feront vraiment », a déclaré l’imam durant la prière du vendredi à Sadr City, en référence à la trêve annoncée jeudi soir. Avant le prêche de cheikh Aous al-Khafaji, un communiqué du comité central de l’Armée du mehdi, diffusé la veille par les haut-parleurs des mosquées du quartier, a été lu aux centaines de fidèles réunis à la mosquée Hikma, dans le faubourg chiite. Dans ce texte, le comité, invoquant « les circonstances exceptionnelles que traverse notre peuple », après la vague d’attentats et d’attaques dans les bastions sunnites de la guérilla, au nord et à l’ouest de Bagdad, qui ont fait près de 90 morts, annonce une trêve immédiate à Sadr City. « Tout membre de l’Armée du mehdi est tenu de respecter cette décision sous peine d’exclusion », proclame-t-il, dans un rappel à la discipline adressé à ses combattants, souvent très jeunes. Le comité propose en outre de participer à la protection des installations vitales de l’Irak contre les attaques « terroristes ». « Nous voulons montrer que ce n’est pas nous qui commettons ces attentats terroristes en Irak et que notre résistance est une résistance honorable qui lutte contre la colonisation », a expliqué un responsable du bureau de Sadr, Naïm al-Kaabi. Les partisans de Moqtada Sadr et l’armée américaine se sont affrontés pendant près de deux mois dans les régions chiites du centre et du sud de l’Irak, et à Bagdad, avant la conclusion d’une trêve le 27 mai. Les combats se poursuivaient par intermittences à Sadr City. Selon l’analyste irakien Adel Raouf, un spécialiste des questions chiites, le mouvement de Sadr tente ainsi d’éviter d’être montré du doigt par les États-Unis en cas d’échec de la transition. « L’Armée du mehdi tente d’apparaître comme une force non déstabilisatrice parce que l’autre partie (américaine) pourrait tenter de renvoyer la balle dans son camp », a-t-il estimé.
Le mouvement du chef radical chiite Moqtada Sadr, l’Armée du mehdi, veut démontrer son sens de l’intérêt national dans la période de troubles précédant le transfert des pouvoirs et se dégager ainsi de toute responsabilité dans son échec programmé, selon lui.
« Il n’y aura pas de transfert de l’autorité aux Irakiens, mais pour que les Américains ne puissent pas dire que l’Armée du mehdi a empêché ce transfert, nous allons suivre les ordres de la Marjaïya (autorité suprême chiite) pour voir ce qu’ils feront vraiment », a déclaré l’imam durant la prière du vendredi à Sadr City, en référence à la trêve annoncée jeudi soir.
Avant le prêche de cheikh Aous al-Khafaji, un communiqué du comité central de l’Armée du mehdi, diffusé la veille par les haut-parleurs des mosquées du quartier, a...