De plus en plus critiqués pour le lancement de la guerre en Irak, ses motivations et la gestion de l’après-guerre, les néoconservateurs – appelés communément « néocons » – de l’Administration Bush, ces faucons à tendance belliciste et affairiste, ont montré des signes de faiblesse cette semaine. Le bal des bourdes a été ouvert mardi par le numéro deux du Pentagone, Paul Wolfowitz, qui a accusé les correspondants de guerre en Irak de manquer de courage pour aller sur le terrain et de se contenter de colporter des rumeurs. Il a fallu deux jours au responsable américain pour se souvenir que des dizaines de journalistes ont payé de leur vie la recherche d’informations en Irak. Deux jours au bout desquels « le faucon des faucons » s’est enfin décidé à présenter, dans une lettre ouverte, ses excuses aux journalistes à Bagdad et à prier pour leur sécurité.
M. Wolfowitz trouvera assurément une oreille compréhensive à ses malheurs du côté de Dick Cheney, le vice-président, qui, lui aussi, a craqué cette semaine. Et quand il craque, ce cher Dick ne fait pas dans la dentelle puisque c’est à un sénateur démocrate qu’il s’en est verbalement pris dans l’enceinte même de Sénat américain, haut lieu de la courtoisie s’il en est.
L’incident s’est également produit mardi lors de la photo officielle annuelle du Sénat à laquelle Dick Cheney participait en sa qualité de président de la Chambre haute. Après la séance photo, Dick Cheney s’en est pris au sénateur Leahy pour ses récentes critiques à son encontre et à l’encontre de la firme Halliburton accusée de profiter de la guerre en Irak pour s’enrichir. M. Cheney avait dirigé ce géant de services pétroliers de 1995 à 2000, et les démocrates le soupçonnent ouvertement d’avoir aidé Halliburton à décrocher de gros contrats en Irak.
Le sénateur Leahy, le numéro deux de la commission judiciaire du Sénat, a rappelé à M. Cheney que celui-ci l’avait une fois accusé « d’être un mauvais catholique ». Le vice-président lui a alors lancé quelques insultes, a raconté le porte-parole du sénateur.
Ironie de l’histoire, le Sénat avait voté mardi, à 99 voix contre une, une mesure prévoyant une forte augmentation des amendes pour des propos obscènes proférés sur les ondes radio et à la télévision.
De plus en plus critiqués pour le lancement de la guerre en Irak, ses motivations et la gestion de l’après-guerre, les néoconservateurs – appelés communément « néocons » – de l’Administration Bush, ces faucons à tendance belliciste et affairiste, ont montré des signes de faiblesse cette semaine. Le bal des bourdes a été ouvert mardi par le numéro deux du Pentagone, Paul Wolfowitz, qui a accusé les correspondants de guerre en Irak de manquer de courage pour aller sur le terrain et de se contenter de colporter des rumeurs. Il a fallu deux jours au responsable américain pour se souvenir que des dizaines de journalistes ont payé de leur vie la recherche d’informations en Irak. Deux jours au bout desquels « le faucon des faucons » s’est enfin décidé à présenter, dans une lettre ouverte, ses excuses aux...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.