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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Vulnérabilité de l’euro et des Bourses après des indicateurs économiques décevants

L’euro a fluctué dans les deux sens face au dollar à la fin de la semaine sur les marchés des changes internationaux au gré des indicateurs économiques contradictoires publiés hier de part et d’autre de l’Atlantique. Il est parvenu finalement à réduire les pertes qu’il avait subies dans la matinée sur les places européennes en réaction au recul de l’indice Ifo mesurant le climat des affaires en Allemagne de 96 points en mai à 94,6 points en juin. C’est ainsi qu’après être tombée jusqu’à 1,21 $, la monnaie unique devait se reprendre ensuite à l’annonce par le département US du Commerce d’une révision à la baisse des chiffres du PIB aux États-Unis de +4,4 % à +3,9 % au premier trimestre 2004 contre +4,1 % au 4e trimestre 2003. Mais cette révision à la baisse de la croissance US ne tardait pas à être neutralisée par la révision à la hausse de l’indice de confiance des consommateurs dans l’économie aux États-Unis calculé par l’Université du Michigan de 95,2 points à 95,6 points en juin contre 90,2 points en mai. Cela d’autant que les marchés venaient d’apprendre du groupement national des agents immobiliers US que les reventes de logements aux États-Unis ont battu un nouveau record le mois dernier en progressant de 2,6 % après 2,5 % en avril au lendemain du rebond de 14,8 % des ventes de logements neufs en mai. Dans ce contexte, nombre d’opérateurs ont estimé devoir se contenter de réajuster leurs positions de change à la veille du week-end et à quelques jours de la réunion du comité de politique monétaire de la Fed les 29 et 30 juin, qui pourrait relever son principal taux directeur d’un quart de point en pourcentage à 1,25 %. Cette perspective continuait donc à soutenir le billet vert qui devait présenter une grande résistance aux influences baissières. En effet, l’euro s’est montré hésitant à la hausse après les chiffres du PIB américain, se négociant à New York à 1,2160 $ contre 1,2175 $ la veille, en léger repli de 0,12 %. La déception d’une révision en baisse de la croissance aux États-Unis n’a pu être atténuée que passagèrement par les bons chiffres sur le logement et la confiance des consommateurs. En effet, la Bourse US, qui avait ouvert en hausse, devait souffrir ensuite des ventes bénéficiaires qui ont pesé sur Wall Street seulement. La Bourse électronique Nasdaq a continué donc de trouver un certain appui dans les perspectives futures du secteur de la haute technologie dont les sociétés restent en bonne santé, bénéficiant toujours de la confiance des investisseurs selon les professionnels. Les Bourses européennes ont pour la plupart glissé dans le rouge après l’annonce d’une dégradation inattendue de l’Ifo allemand et la révision en baisse du PIB aux États-Unis. Elles ont pâti aussi de plusieurs recommandations à la baisse par les analystes de Smith Barney, UBS et Merrill Lynch sur les valeurs pharmaceutiques et d’assurances du Vieux Continent. À la Bourse de Beyrouth, la tendance était mitigée à la fin de la semaine avec la baisse des actions A de Solidere de 7,73 $ à 7,66 $ et la remontée des actions B de 7,63 $ à 7,81 $. Élie KAHWAGI


L’euro a fluctué dans les deux sens face au dollar à la fin de la semaine sur les marchés des changes internationaux au gré des indicateurs économiques contradictoires publiés hier de part et d’autre de l’Atlantique. Il est parvenu finalement à réduire les pertes qu’il avait subies dans la matinée sur les places européennes en réaction au recul de l’indice Ifo mesurant le climat des affaires en Allemagne de 96 points en mai à 94,6 points en juin. C’est ainsi qu’après être tombée jusqu’à 1,21 $, la monnaie unique devait se reprendre ensuite à l’annonce par le département US du Commerce d’une révision à la baisse des chiffres du PIB aux États-Unis de +4,4 % à +3,9 % au premier trimestre 2004 contre +4,1 % au 4e trimestre 2003. Mais cette révision à la baisse de la croissance US ne tardait pas...