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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro soutenu par des chiffres US décevants

L’euro est resté ferme face au dollar hier sur les marchés des changes, profitant de la publication aux États-Unis de deux indicateurs décevant les attentes des opérateurs qui misaient sur un prochain relèvement des taux d’intérêt de la Fed. Mais il n’en demeure pas moins qu’il a été un peu affecté ensuite par la démission du président de la Bundesbank, Ernst Welteke, qui avait été mis en congé il y a deux semaines pour «prise illégale d’intérêts », ainsi que par la hausse de 6,4 % des mises en chantier de logements aux États-Unis en mars après une baisse de 4 % en février. La monnaie unique, qui avait bondi en un premier temps jusqu’à 1,2050 $ après la baisse de l’indice de confiance des consommateurs dans l’économie aux États-Unis, calculé par l’Université du Michigan à 93,2 points en avril contre 95,8 points en mars et le recul de la production industrielle US de 0,2 % le mois dernier contre une hausse de 0,8 % en février, a dû abandonner une partie de ses gains sur des ajustements de position. Ce mouvement est venu donc alléger les pressions qui s’étaient exercées sur le dollar malgré le discours pessimiste prononcé par le président la banque de réserve de Richmond, Alfred Broaddus, qui semblait retarder le scénario d’un relèvement des taux d’intérêt de la Fed. En effet, l’euro devait se négocier finalement en un deuxième temps à New York à 1,1995 $ contre 1,1975 $ la veille, réduisant ses gains à 0,17 %. Volatilité des Bourses US et fermeté des européennes La Bourse US est restée mitigée en fin de journée, comme la veille, Wall Street gagnant 0,52 % et la Bourse électronique Nasdaq cédant 0,32 %, après la publication de résultats de sociétés ternes et de statistiques économiques contradictoires. Il n’y avait donc pas de tendance qui se démarquait sur le marché, surtout que les opérateurs ne voulaient pas prendre de positions avant le week-end, étant donné la situation géopolitique toujours inquiétante. Pourtant, certaines sociétés, qui avaient été vendues en raison des préoccupations sur les taux d’intérêt, ont rebondi comme les services publics et le secteur financier. En revanche, les résultats trimestriels publiés par IBM, Sun Microsystems et Nokia ont déçu les opérateurs qui misaient sur les valeurs de la haute technologie. Quant aux Bourses européennes, elles ont dans l’ensemble terminé en nette hausse, les investisseurs s’étant montrés rassurés après les deux statistiques décevantes aux États-Unis, qui laissaient croire que la Fed ne devait plus se précipiter pour remonter ses taux. Bien que les valeurs technologiques et de télécoms aient été douchées par Nokia, le restant de la cote a été bien entouré, surtout dans les secteurs bancaire, pharmaceutique et de la distribution. L’appréciation de l’euro n’a guère affecté les sociétés exportatrices qui ont été également recherchées. À la Bourse de Beyrouth, les actions Solidere étaient à la fête encore hier, celles des catégories A et B ont progressé à 5,25 $ contre 5,23 $ et 5,24 $ la veille pour chacune respectivement. Élie KAHWAGI
L’euro est resté ferme face au dollar hier sur les marchés des changes, profitant de la publication aux États-Unis de deux indicateurs décevant les attentes des opérateurs qui misaient sur un prochain relèvement des taux d’intérêt de la Fed. Mais il n’en demeure pas moins qu’il a été un peu affecté ensuite par la démission du président de la Bundesbank, Ernst Welteke, qui avait été mis en congé il y a deux semaines pour «prise illégale d’intérêts », ainsi que par la hausse de 6,4 % des mises en chantier de logements aux États-Unis en mars après une baisse de 4 % en février. La monnaie unique, qui avait bondi en un premier temps jusqu’à 1,2050 $ après la baisse de l’indice de confiance des consommateurs dans l’économie aux États-Unis, calculé par l’Université du Michigan à 93,2 points en...