Bush publie les mémorandums sur les méthodes d’interrogatoire autorisées
le 24 juin 2004 à 00h00
La Maison-Blanche a publié mardi des mémorandums détaillant les méthodes d’interrogatoire que peuvent employer les soldats américains pour tenter de désamorcer la polémique sur les sévices infligés à des détenus irakiens dans la prison d’Abou Ghraib. Ces mémorandums, dont l’un est signé de la main du président américain George W. Bush lui-même, ne concernent toutefois que les prisonniers faits en Afghanistan et ceux détenus sur la base de Guantanamo. « En Irak, la position des États-Unis a toujours été que la convention de Genève s’applique », a souligné Alberto Gonzales, le conseiller juridique du président, lors d’un point de presse. Cette convention interdit expressément tout sévice ou torture sur des prisonniers de guerre.
Le mémorandum signé par le président Bush le 7 février 2002 stipule que même si la convention de Genève ne s’applique pas aux prisonniers talibans en Afghanistan, ceux-ci doivent être traités humainement. « Le président n’a jamais donné l’ordre ou dit à quelqu’un qu’il fallait torturer », a affirmé M. Gonzales, ajoutant que le document du 7 février 2002 est « la seule directive présidentielle sur le traitement des prisonniers ».
Une liste répertorie cependant les techniques d’interrogatoire autorisées par le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld le 2 décembre 2002, qui souligne toutefois dans un autre mémorandum daté du 15 janvier 2003 que « lors de tous les interrogatoires, vous devez continuer à traiter humainement les prisonniers, quelle que soit la méthode d’interrogation employée ». Sont ainsi permis l’utilisation de chiens pour faire peur aux détenus, le maintien des prisonniers dans des positions physiquement pénibles pour des périodes allant jusqu’à quatre heures, ainsi que de les encagouler et de les déshabiller. Les photos et les vidéos prises à Abou Ghraib montrent précisément des prisonniers encagoulés, nus et menacés par des chiens. Ce scandale pèse également lourd sur le bilan du président républicain qui remet son mandat en jeu en novembre.
La Maison-Blanche a publié mardi des mémorandums détaillant les méthodes d’interrogatoire que peuvent employer les soldats américains pour tenter de désamorcer la polémique sur les sévices infligés à des détenus irakiens dans la prison d’Abou Ghraib. Ces mémorandums, dont l’un est signé de la main du président américain George W. Bush lui-même, ne concernent toutefois que les prisonniers faits en Afghanistan et ceux détenus sur la base de Guantanamo. « En Irak, la position des États-Unis a toujours été que la convention de Genève s’applique », a souligné Alberto Gonzales, le conseiller juridique du président, lors d’un point de presse. Cette convention interdit expressément tout sévice ou torture sur des prisonniers de guerre.
Le mémorandum signé par le président Bush le 7 février 2002 stipule...
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