Les marchés internationaux des changes sont restés calmes hier alors que l’euro continuait d’évoluer dans des marges étroites à la baisse face au dollar. En l’absence d’indicateurs US capables de stimuler les initiatives, les intervenants ont donc tourné leur attention vers la prochaine réunion du comité de politique monétaire de la Fed qui, selon les projections des économistes, devrait décider le 30 juin de relever son principal taux directeur, actuellement à 1 %, d’un quart de point en pourcentage, ce qui a dopé le billet vert. Dans ce contexte, la publication dans la matinée de l’indice allemand Zew a eu un impact limité sur l’euro. Cet indice, mesurant les prévisions de conjoncture en Allemagne du secteur financier dans les 6 prochains mois, a pourtant progressé pour la première fois depuis février dernier pour s’établir à 47,4 points en juin contre 46,4 points en mai. Il en est de même de la révision à la hausse par l’institut de conjoncture Ifo de ses prévisions de croissance en Allemagne pour l’année 2004 à +1,7 % contre +1,5 % auparavant, et qui est passée comme inaperçue sur les marchés. Les opérateurs ont donc estimé que les indicateurs économiques allemands, qui commencent à s’améliorer de manière générale, ne sont pas encore suffisants pour faire progresser l’euro. Ils ont évoqué à cet égard l’annonce par l’Insee que les dépenses de consommation des ménages français en produits manufacturés ont reculé de 0,2 % en mai après avoir progressé de 1,8 % en avril, pour racheter le dollar contre l’euro dans la perspective d’un relèvement imminent de son loyer. De plus, le billet vert a mis à profit les propos tenus hier par le ministre japonais des Finances dans lesquels il a assuré que les autorités monétaires de son pays continuaient de surveiller attentivement l’évolution de la parité yen/$, laissant craindre une intervention de la Banque du Japon si le dollar s’approchait du plancher des 108 yens. Toutes ces considérations sont venues donc privilégier le billet vert et exercer quelques pressions sur l’euro qui est retombé finalement à New York à 1,21 $ contre 1,2110 $ la veille, en nouvelle et légère baisse de 0,08 %.
Les Bourses mitigées
La Bourse US est parvenue à se ressaisir légèrement en fin de journée après un départ dans le rouge. En l’absence d’indicateurs économiques susceptibles d’orienter la tendance, les opérateurs ont fait état hier de la hausse de 0,1 % des ventes des grands magasins aux États-Unis la semaine dernière ainsi que des bons résultats trimestriels de Goldman Sachs et de Morgan Stanley pour procéder à quelques achats à bon compte.
Quant aux Bourses européennes, elles ont continué à subir la pression des prises de bénéfices qui ont surtout pesé sur le secteur financier, les pétrolières et les constructeurs automobiles. Les sociétés d’aviation ont également souffert de l’avertissement lancé par la compagnie Swiss sur ses résultats opérationnels en 2004.
À la Bourse de Beyrouth, les actions Solidere ont été généralement mieux orientées que la veille avec la hausse des actions A de 7,48 $ à 7,50 $ et B de 7,45 $ à 7,47 $.
Élie KAHWAGI
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