L’Américain Tiger Woods règne sans partage sur le golf mondial mais voit désormais poindre un sérieux prétendant à son trône : son compatriote Phil Mickelson, qui s’est débarrassé de sa casquette d’éternel perdant en remportant enfin ce week-end au Masters un tournoi majeur.
Sur ce parcours si exigeant d’Augusta, pour revêtir la veste verte si prisée récompensant le vainqueur du Masters, Mickelson est soudain devenu un autre joueur.
Finis les grands coups à quitte ou double, oubliée la tactique du haut risque qui n’avaient valu à ce joueur de 33 ans qu’un grand nombre d’accessits (trois fois 3e à Augusta en 2001, 2002 et 2003), de places dans les dix premiers, mais aucune victoire en 46 tournois majeurs. Parallèlement à cette éclosion d’un champion, celui qui trône au sommet de la pyramide mondiale de ce sport depuis des années a vacillé.
À l’image de ses choix de clubs contestables, Tiger Woods, 28 ans, n’a jamais semblé avoir la pleine maîtrise de son swing et encore moins être capable de lutter pour le titre.
C’est que, en tête, Mickelson et le Sud-Africain Ernie Els se sont livré une superbe bataille sur les derniers trous. Alors qu’Els venait de réussir un eagle sur le par 5 du 13e trou, provoquant l’admiration des spectateurs, Mickelson répondait par un birdie au 12e. « En entendant la rumeur dans le public, je me suis douté de ce qui se passait, a-t-il expliqué. Mais je me suis dit que si je parvenais à faire un nouveau birdie sur le 13e trou, je ne serais plus qu’à deux coups à cinq trous de l’arrivée. » Effectivement : birdies au 13e, puis aux 14e et 16e trous, et les deux hommes étaient à égalité. Un dernier coup de pouce du destin au dernier trou et le rêve devenait réalité. Alors que son approche était longue, celle de son partenaire Chris DiMarco s’arrêtait exactement sur la même ligne de putt, mais plus près du drapeau, et obligeait Mickelson à jouer en second. Ce qui lui permettait de mieux analyser la trajectoire et de rentrer un putt victorieux.
L’éternel perdant pouvait sauter de joie, il était devenu un gagnant.
« Les choses sont bien plus satisfaisantes lorsqu’elles sont difficiles à obtenir », commentait-il.
Ayant savouré le goût d’une victoire, Mickelson a prévenu qu’il comptait bien désormais « gagner un paquet » de titres. Il pourrait bien ainsi contrarier les ambitions de Woods dans sa quête du record du légendaire Jack Nicklaus, l’homme au 18 victoires majeures. Woods en est à 8.
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Sur ce parcours si exigeant d’Augusta, pour revêtir la veste verte si prisée récompensant le vainqueur du Masters, Mickelson est soudain devenu un autre joueur.
Finis les grands coups à quitte ou double, oubliée la tactique du haut risque qui n’avaient valu à ce joueur de 33 ans qu’un grand nombre d’accessits (trois fois 3e à Augusta en 2001, 2002 et 2003), de places dans les dix premiers, mais aucune victoire en 46 tournois majeurs. Parallèlement à cette éclosion d’un champion, celui qui trône au sommet de la pyramide mondiale...