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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro sous pression après les ventes de détail US

L’euro a fortement reculé face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux en raison de la progression plus grande qu’attendu des ventes de détail aux États-Unis le mois dernier. La monnaie unique a frôlé le seuil de 1,19 $ (à 1,1905 $), soit son plus bas niveau depuis fin novembre, peu après l’annonce par le département US du Commerce que les ventes de détail ont augmenté de 1,8 % en mars par rapport à février, soit leur plus forte avancée depuis mars 2003. Ce développement, ainsi que la hausse de 0,5 % des ventes de stocks des entreprises US en février, consécutivement à la progression de 0,7 % de ces stocks sur la même période, ont relégué au second plan la dégradation de la situation géopolitique en Irak, largement anticipée à la veille du long week-end pascal. De l’avis unanime des analystes, la forte progression des ventes de détail prélude à un redémarrage de la croissance aux États-Unis qui fait craindre une surchauffe économique, relançant l’hypothèse d’une hausse des taux de la Fed. Cela d’autant que cette perspective a été évoquée par le président de la banque de Réserve de San Francisco, Robert Parry. «À un moment ou à un autre, les taux d’intérêt devront augmenter. Cela ne fait aucun doute. Le taux interbancaire au jour le jour ne peut pas rester à 1 % éternellement », a-t-il déclaré au quotidien San Francisco Chronicle. Dans cette perspective, les investisseurs se sont massivement portés à l’achat de dollars, exerçant par cela une sensible pression sur l’euro qui s’est finalement négocié à New York sur un ton faible à 1,1945 $ contre 1,2075 $ la veille, en baisse de 1,08 %. Baisse des Bourses US et hausse des européennes Pourtant, la Bourse US a viré au rouge hier, après un début hésitant à la hausse, malgré la meilleure performance des ventes de détail aux États-Unis, la hausse de 0,8 % des ventes des chaînes de magasins la semaine dernière et les bons résultats de plusieurs grandes sociétés, comme Merrill Lynch et Johnson & Johnson. Selon certains analystes, ce phénomène semble s’expliquer par le regain de violence en Irak, laissant craindre une nouvelle dégradation des finances publiques US. Pour d’autres, il est attribué aux craintes d’un prochain resserrement du crédit par la Fed consécutivement à la surchauffe de l’économie. Quoi qu’il en soit, on a relevé un courant de ventes bénéficiaires au lendemain de la forte progression de la cote lundi alors que le marché venait d’apprendre que la SEC se prépare à accuser Time Warner d’avoir comptabilisé abusivement des contrats de publicité après sa fusion avec AOL en 2001. Quant aux Bourses européennes, elles ont terminé en hausse, portées par la vigueur de l’économie US, la faiblesse de l’euro et la publication de bons résultats trimestriels de sociétés (Philips, Continental, BMW, British Airways...). La hausse du brut a également soutenu les valeurs pétrolières (Total, BP et Shell). La Bourse de Beyrouth est restée fermée hier en raison du long chômage pascal. Élie KAHWAGI
L’euro a fortement reculé face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux en raison de la progression plus grande qu’attendu des ventes de détail aux États-Unis le mois dernier. La monnaie unique a frôlé le seuil de 1,19 $ (à 1,1905 $), soit son plus bas niveau depuis fin novembre, peu après l’annonce par le département US du Commerce que les ventes de détail ont augmenté de 1,8 % en mars par rapport à février, soit leur plus forte avancée depuis mars 2003. Ce développement, ainsi que la hausse de 0,5 % des ventes de stocks des entreprises US en février, consécutivement à la progression de 0,7 % de ces stocks sur la même période, ont relégué au second plan la dégradation de la situation géopolitique en Irak, largement anticipée à la veille du long week-end pascal. De l’avis unanime des...