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Actualités - Opinion

Au travail !

Torpeur et premières chaleurs printanières étaient au rendez-vous du long, long week-end pascal dont sort à peine le Liban. Le soleil ! Une raison de plus pour ne pas travailler. Un mot qui sonne presque comme une injure dans un pays qui détient probablement un record en termes de jours fériés. La convivialité confessionnelle a bon dos. La réalité, c’est que le travail n’est pas une valeur reconnue par la société libanaise. Combien des grandes fortunes que compte le pays, érigées en modèles, sont-elles l’œuvre de « bâtisseurs d’empires » ? À de rares exceptions près, il s’agit soit de fortunes foncières et immobilières – des champs d’agrumes transformés en comptes en banques – soit de fortunes constituées à un rythme spectaculaire à l’âge d’or du boom pétrolier dans le Golfe. Deux phénomènes de rentes. De la sueur et des efforts, les Libanais en ont dépensé à souhait en Afrique, en Amérique latine, en Europe, etc. Mais plus rarement dans leur village, dans leur ville. Ceux qui n’ont pas réussi à émigrer préfèrent compter sur l’argent que leur envoie un frère ou un oncle expatrié plutôt que de s’abaisser à accepter un emploi subalterne. C’est tellement plus valorisant de fumer un cigare à 25 ans ! Il existe bien entendu des exceptions à la culture du farniente. Ce sont souvent de jeunes entrepreneurs qui n’ont pas désespéré de créer de la valeur. Hier, il ne fallait pas compter sur les banques ou les administrations pour les soutenir. Sibylle RIZK
Torpeur et premières chaleurs printanières étaient au rendez-vous du long, long week-end pascal dont sort à peine le Liban. Le soleil ! Une raison de plus pour ne pas travailler.
Un mot qui sonne presque comme une injure dans un pays qui détient probablement un record en termes de jours fériés. La convivialité confessionnelle a bon dos. La réalité, c’est que le travail n’est pas une valeur reconnue par la société libanaise.
Combien des grandes fortunes que compte le pays, érigées en modèles, sont-elles l’œuvre de « bâtisseurs d’empires » ? À de rares exceptions près, il s’agit soit de fortunes foncières et immobilières – des champs d’agrumes transformés en comptes en banques – soit de fortunes constituées à un rythme spectaculaire à l’âge d’or du boom pétrolier dans le Golfe. Deux...