Grâce à une des « nuits magiques du Riazor », le Deportivo La Corogne a signé mercredi soir le plus grand exploit de son histoire en se qualifiant pour les demi-finales de la Ligue des champions de football grâce à une surprenante victoire (4-0) contre le Milan AC, victime du « syndrome Real Madrid ». Cette victoire pourrait être fatale pour les genoux de l’entraîneur basque du Depor, Javier Irureta, qui plaisantait avant la rencontre : « S’il faut aller à Saint-Jacques de Compostelle à genoux, j’irai ». Le technicien, qui figure parmi les plus superstitieux de la Liga et qui a déjà accompli deux pèlerinages à Saint-Jacques en 2000 (victoire en Liga) et en 2002 (victoire en coupe d’Espagne), ne croyait donc pas forcément beaucoup aux chances de son équipe avant la rencontre. Mais, « le miracle s’est produit », estimait mercredi le coach dont l’équipe avait encaissé quatre buts en moins de dix minutes à l’aller à San Siro, après avoir mené 1 à 0. « Nous sommes capables du pire mais aussi du meilleur », ajoute Irureta, qui se rappelle sans doute aussi de la cuisante défaite (8-3) à Monaco lors de la première phase... Malgré ces accidents, le Deportivo est devenu une des équipes les plus stables du championnat espagnol qu’il a terminé à l’une des trois premières places ces quatre dernières saisons (il est actuellement 3e). Et, il est devenu mercredi « un grand d’Europe », selon beaucoup d’analystes qui soulignent que le club a éliminé le champion d’Europe en titre, Milan, mais aussi le vice-champion, la Juventus de Turin, en huitième de finale. Hier, la presse euphorique, qui qualifie les Galiciens de « héros » ou de « vrais galactiques » (en référence aux stars du Real Madrid éliminé), les voit désormais gagner une Ligue des champions.
Un constat que partage Carlo Ancelotti, l’entraîneur milanais : « Ils peuvent gagner le titre ». Le technicien italien, nanti de trois buts d’avance, ne comprend d’ailleurs toujours pas ce qui est arrivé à ses hommes. « C’est inexplicable ». Incapable de réagir, commettant des erreurs inhabituelles en défense (Dida sur le 2e Nesta et Cafu sur le 3e), le Milan a paru l’ombre de lui-même malgré la présence de toutes ses stars sur le terrain, de Kaka à Shevchenko en passant par Maldini ou Pirlo.
Comme le Real Madrid face à Monaco, Milan a sombré corps et biens à l’extérieur alors qu’il croyait avoir la qualification en poche. « On n’a pas sous-estimé le Depor. Mais, on est passé à côté », précise Ancelotti, dont l’équipe est un peu à la peine ces dernières semaines après avoir dominé le Calcio et été considérée, par les bookmakers, comme le grand favori pour la victoire finale en C1. Une nouvelle fois, « le petit a mangé le gros » soulignait la Cadena Ser, se réjouissant de la qualité et l’engagement des matches vus à Monaco et à La Corogne, mais s’inquiétant d’un revirement de l’UEFA quant à la formule de la C1. « Aucun des quatre demi-finalistes n’était un favori de la compétition, seul Porto l’a déjà remportée et c’était il y a plus de quinze ans (1987). Mais cette année, pourquoi pas le Depor ? »
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Grâce à une des « nuits magiques du Riazor », le Deportivo La Corogne a signé mercredi soir le plus grand exploit de son histoire en se qualifiant pour les demi-finales de la Ligue des champions de football grâce à une surprenante victoire (4-0) contre le Milan AC, victime du « syndrome Real Madrid ». Cette victoire pourrait être fatale pour les genoux de l’entraîneur basque du Depor, Javier Irureta, qui plaisantait avant la rencontre : « S’il faut aller à Saint-Jacques de Compostelle à genoux, j’irai ». Le technicien, qui figure parmi les plus superstitieux de la Liga et qui a déjà accompli deux pèlerinages à Saint-Jacques en 2000 (victoire en Liga) et en 2002 (victoire en coupe d’Espagne), ne croyait donc pas forcément beaucoup aux chances de son équipe avant la rencontre. Mais, « le miracle s’est...