L’euro a renoué avec la hausse face au dollar sur les marchés des changes, alors que le billet vert était sous pression après de nouveaux attentats hier à Bagdad, survenus au lendemain de plusieurs explosions et sabotages contre les installations pétrolières irakiennes. La monnaie unique, qui était tombée dans la matinée jusqu’à 1,1990 $, a repris des couleurs ensuite pour grimper jusqu’à 1,2075 $ sur fond d’inquiétudes géopolitiques nourrissant le passif du billet vert, qui n’a pas pu profiter de la publication d’indicateurs économiques US en sa faveur comme la veille. À cet égard, les investisseurs se sont montrés indifférents à la hausse plus que prévu de 0,8 % de l’indice des prix à la production aux États-Unis en mai contre 0,7 % en avril, ainsi qu’au recul des demandes d’allocations chômage de 15 000 la semaine dernière pour totaliser 336 000, au lieu de 340 000 comme attendu. Il en est de même de la hausse de l’indice composite des principaux indicateurs de l’économie US de 0,5 % en mai contre 0,1 % en avril, qui est passée comme inaperçue bien que cet indicateur soit censé préfigurer l’évolution de la conjoncture aux États-Unis dans les 6 prochains mois. Les opérateurs ont même ignoré en fin de soirée l’annonce par la Banque de Réserve de Philadelphie que son indice mesurant l’activité industrielle dans cette région a progressé à 28,9 points en juin contre 23,8 points en mai et ont continué à se débarrasser du dollar. Celui-ci avait plus tôt souffert aussi du relèvement d’un quart de point du principal taux directeur de la Banque nationale suisse ainsi que de la publication de bons indicateurs européens, dont la hausse de 0,8 % des ventes de détail en Grande-Bretagne et la progression de 0,2 % de la production industrielle dans la zone euro en avril. Compte tenu donc de toutes ces considérations, le rebond du dollar observé la veille s’est interrompu, profitant aux autres grandes monnaies, notamment l’euro qui s’est finalement négocié à New York à 1,2060 $ contre 1,2005 $ la veille, en hausse de 0,46 %.
Hésitation des Bourses
La Bourse US est restée dans le rouge hier, les investisseurs hésitant à s’engager dans un environnement géopolitique défavorable. Wall Street n’a pas pu mettre à profit les bons chiffres publiés sur l’actualité économique aux États-Unis. Elle a même ignoré l’annonce de l’ouverture d’un rayon photographie numérique sur le site de ventes aux enchères en ligne eBay et le relèvement par Ford de ses prévisions de résultats pour le 2e trimestre et toute l’année 2004.
Quant aux Bourses européennes, elles se sont montrées moins unanimes à la hausse, évoluant dans des marges étroites, sans trouver une direction à l’issue d’une journée sans relief, où rien n’a vraiment motivé les intervenants. Les bons indicateurs économiques et les offres d’achat de certaines sociétés sur d’autres n’ont guère stimulé les initiatives.
À la Bourse de Beyrouth, la tendance était à la hausse avec la progression des actions A et B de Solidere de 7,40 $ à 7,48 $ et à 7,44 $ respectivement.
Élie KAHWAGI
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