L’euro s’est effrité face au dollar hier sur les marchés des changes, le billet vert profitant de bons indicateurs économiques US et des perspectives d’une hausse d’un quart de point en pourcentage du principal taux de base de la Fed fin juin. La monnaie unique, qui avait bondi la veille jusqu’à 1,2175 $, après qu’Alan Greenspan eut indiqué devant le Congrès que les pressions inflationnistes ne présentaient pas de risque majeur, est tombée hier jusqu’à 1,1980 $ sur des ajustements de positions de change en faveur du dollar. À cela aurait contribué l’annonce d’une hausse de 1,1 % de la production industrielle aux États-Unis en mai après 0,8 % en avril, soit sa plus forte augmentation mensuelle depuis août 1998, témoignant de la robustesse de l’économie US. Ce phénomène est venu ainsi reléguer au second plan la baisse de 0,7 % des mises en chantiers de logements aux États-Unis le mois dernier qui a été d’ailleurs éclipsée par la hausse de 3,5 % des permis de construire accordés pendant la même période, ouvrant la voie à une prochaine reprise du secteur de la construction. L’engouement des investisseurs pour le dollar a été renforcé par les conclusions d’une étude établie par JP Morgan, estimant que les États-Unis sont entrés dans un cycle de croissance économique forte et prévoyant une remontée graduelle des taux d’intérêt de la Fed à 2,25 % pour la fin 2004 et à 4,25 % pour la fin 2005. Cette perspective de croissance, qui a été également confirmée par le Livre beige de la Fed (voir par ailleurs), est venue donc privilégier le dollar. Eu égard à toutes ces considérations et compte tenu aussi de la modération de l’inflation en zone euro qui a progressé de 0,3 % seulement en mai sur avril selon Eurostat, excluant tout durcissement de la politique monétaire de la BCE, la monnaie unique s’est trouvée dans une position de faiblesse. Elle s’est, en effet, négociée à New York à 1,2005 $ contre 1,2165 $ la veille, en baisse de 1,32 %.
Les Bourses sans élan
La Bourse US était, au contraire, mitigée et sans élan après son bond de la veille. Elle n’a pas réagi à la hausse supérieure aux attentes de la production industrielle en mai, non plus aux assurances que le relèvement des taux d’intérêt de la Fed serait mesuré. Également, l’annonce de bons résultats trimestriels par Bear Stearns et Oracle, et les nouvelles encourageantes en provenance de Boeing n’ont pas pu soutenir la cote. Les craintes géopolitiques ont donc continué à peser sur la tendance à l’approche de la transition en Irak, où la violence ne cesse d’inquiéter les investisseurs en actifs US.
En revanche, les Bourses européennes ont enchaîné une deuxième journée de nette hausse, grâce aux bons indicateurs économiques publiés hier aux États-Unis, alors que les craintes de durcissement monétaire en zone euro s’estompaient après le ralentissement de l’inflation dans cette région.
À la Bourse de Beyrouth, la tendance était à l’équilibre, la nouvelle baisse des actions A de Solidere de 7,44 $ à 7,40 $ ayant été compensée par la hausse des actions B de 7,31 $ à 7,40 $.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’euro s’est effrité face au dollar hier sur les marchés des changes, le billet vert profitant de bons indicateurs économiques US et des perspectives d’une hausse d’un quart de point en pourcentage du principal taux de base de la Fed fin juin. La monnaie unique, qui avait bondi la veille jusqu’à 1,2175 $, après qu’Alan Greenspan eut indiqué devant le Congrès que les pressions inflationnistes ne présentaient pas de risque majeur, est tombée hier jusqu’à 1,1980 $ sur des ajustements de positions de change en faveur du dollar. À cela aurait contribué l’annonce d’une hausse de 1,1 % de la production industrielle aux États-Unis en mai après 0,8 % en avril, soit sa plus forte augmentation mensuelle depuis août 1998, témoignant de la robustesse de l’économie US. Ce phénomène est venu ainsi reléguer au...