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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Reprise de l’euro après la dégradation du déficit commercial US

L’euro a renoué avec la hausse face au dollar, hier en fin de journée, sur les marchés des changes en raison du creusement du déficit de la balance commerciale des États-Unis en avril. La monnaie unique, qui évoluait plus tôt dans la matinée à la baisse, a donc bondi à l’annonce que le déficit commercial US a battu un nouveau record en avril à 48,3 mds $ contre 46,6 mds $ en mars (voir par ailleurs). Les investisseurs, qui s’attendaient à une amélioration même marginale du déficit, ont donc été déçus par ces chiffres, d’autant que la balance commerciale est considérée comme un facteur structurel qui gouverne, entre autres, l’orientation du billet vert. En effet, ils se sont montrés indifférents à l’annonce d’une augmentation de 1,2 % des ventes de détail aux États-Unis en mai contre une hausse de 0,6 % en avril, estimant devoir engranger les gains que leur procure la récente hausse du dollar. À cela auraient contribué aussi des spéculations sur un prochain relèvement des taux d’intérêt en zone euro après que l’Insee eut dévoilé hier que les prix à la consommation en France ont augmenté de 0,4 % en mai contre 0,3 % en avril, et de 2,6 % en rythme annuel contre 2,1 % sur la même période, reflétant l’existence de signes inflationnistes dans cette région qui pourraient inciter la BCE à resserrer sa politique de crédit afin de les enrayer. Mais il n’en demeure pas moins que les opérateurs demeurent préoccupés par les tendances inflationnistes aux États-Unis que pourrait refléter l’évolution des prix à la consommation et à la production en mai, dont la publication est attendue aujourd’hui. C’est ainsi qu’ils se sont contentés de quelques ajustements de leurs positions de change au profit de l’euro, qui s’est finalement négocié à New York sur un ton ferme à 1,2070 $ contre 1,2020 $ vendredi dernier à Londres. Les Bourses déprimées par la perspective de hausse des taux US et européens Les Bourses US et européennes ont commencé la semaine sur un net recul, déprimées par les craintes d’un relèvement du loyer de l’argent des deux côtés de l’Atlantique. Les propos tenus récemment par les dirigeants monétaires aux États-Unis et la publication hier d’indicateurs économiques européens ont donc été interprétés par la communauté financière comme des signes avant-coureurs d’un prochain relèvement des taux directeurs de la Fed et de la BCE. Cette perspective n’a pas tardé à peser sur le secteur bancaire et financier US et européen. L’annonce par l’américain Wal-Mart qu’il tablait sur une hausse de ses ventes en juin dans le bas d’une fourchette allant de 4 % à 6 % a également affecté tout le secteur de la distribution, pendant que les groupes pétroliers souffraient de la baisse des prix du brut. À la Bourse de Beyrouth, la tendance est restée à la baisse, les actions A et B de Solidere, souffrant de prises de bénéfices, sont retombées de 7,88 $ à 7,71 $ et de 7,99 $ à 7,63 $ respectivement. Élie KAHWAGI


L’euro a renoué avec la hausse face au dollar, hier en fin de journée, sur les marchés des changes en raison du creusement du déficit de la balance commerciale des États-Unis en avril. La monnaie unique, qui évoluait plus tôt dans la matinée à la baisse, a donc bondi à l’annonce que le déficit commercial US a battu un nouveau record en avril à 48,3 mds $ contre 46,6 mds $ en mars (voir par ailleurs). Les investisseurs, qui s’attendaient à une amélioration même marginale du déficit, ont donc été déçus par ces chiffres, d’autant que la balance commerciale est considérée comme un facteur structurel qui gouverne, entre autres, l’orientation du billet vert. En effet, ils se sont montrés indifférents à l’annonce d’une augmentation de 1,2 % des ventes de détail aux États-Unis en mai contre une hausse...