L’euro a poursuivi son repli face au dollar hier en fin de journée sur les marchés des changes, après une brève incursion au-dessus du seuil de 1,24 $ sur les places européennes. Il a été affaibli par l’effondrement du sterling après le creusement supérieur aux attentes du déficit commercial de la Grande-Bretagne en janvier. La livre a rapidement fléchi de 1,85 $ jusqu’à 1,82 $ après que la balance commerciale britannique eut enregistré un énorme déficit de 5,584 mds £ (10,25 mds $) en janvier contre 3,974 mds £ (7,29 mds $) en décembre. Ces chiffres ont suggéré que l’appréciation du sterling du début de l’année a pesé fortement sur la balance commerciale de la Grande-Bretagne, laissant croire aux opérateurs que ce phénomène devrait avoir aussi un impact très négatif sur l’économie de ce pays. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre que la production industrielle britannique s’est ralentie, affichant une maigre hausse de 0,1 % en janvier sur décembre et de 0,4 % en rythme annuel. Les ventes massives de livres n’ont pas tardé à peser sur le couple euro-dollar et les autres devises européennes. Ce mouvement s’est renforcé après l’annonce d’une baisse de 0,1 % de la production industrielle en Allemagne en janvier par rapport à décembre où elle avait progressé dans une même proportion. Quant au yen, il a dû évoluer dans des marges étroites malgré des nouvelles, selon lesquelles la Banque du Japon aurait retiré des ordres d’achat de dollars. Pourtant, le billet vert a manqué d’orientation claire, les opérateurs attendant les chiffres du déficit commercial US en janvier aujourd’hui et ceux des ventes de détail en février demain pour avoir un éventuel détonateur de mouvement sur les marchés. C’est ainsi qu’à New York, il s’est négocié sur un ton résistant avec le recul de l’euro à 1,2315 $ contre 1,2405 $ la veille (-0,73 %).
Des prises de bénéfices pèsent sur les Bourses
La Bourse US était en baisse hier en fin de journée dans la foulée de sa chute de la veille, les opérateurs continuant de réajuster leurs portefeuilles après les chiffres décevants sur le chômage vendredi dernier. Selon les analystes, il y a beaucoup de prudence sur le marché à la veille de la publication de nouvelles statistiques US. De ce fait, les opérateurs ont ignoré le relèvement par Texas Inst. du bas de sa fourchette de prévisions de résultats au 1er trimestre et se sont montrés plus préoccupés par le recul de 0,3 % des ventes des chaînes de magasins aux États-Unis la semaine dernière.
Ailleurs en Europe, les Bourses ont terminé aussi en nette baisse, affectées par des prises de profit qui ont touché beaucoup de valeurs. Les sociétés de la haute technologie et de télécom, qui avaient affiché d’importantes progressions depuis le début de l’année, ont été les principales victimes des ventes bénéficiaires avec celles des matériaux de construction, de pétrole et d’aviation.
À la Bourse de Beyrouth, les actions A de Solidere étaient en hausse à 4,64 $ contre 4,61 et celles de la catégorie B inchangées à 4,70 $.
Élie KAHWAGI
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