L’euro a évolué dans des marges étroites à la hausse face au dollar hier sur les marchés des changes, les investisseurs n’ayant pas digéré encore les chiffres US sur l’emploi publiés à la fin de la semaine dernière et qui s’étaient avérés très inférieurs aux prévisions des économistes. Mais l’absence d’indicateurs économiques importants des deux côtés de l’Atlantique a concentré l’attention des opérateurs sur les rumeurs d’intervention de la Banque du Japon (BoJ) pour contenir le yen à son niveau le plus bas depuis plus de cinq mois empêchant le billet vert de glisser. Cette perspective de maintenir la devise nippone au-dessus du seuil des 111 yens pour un dollar a été renforcée par l’approche de la fin de l’année fiscale nippone le 31 mars. À cet égard, il semble que les autorités japonaises veulent un yen moins fort pour permettre aux exportateurs et aux institutions financières de leur pays de rapatrier leurs bénéfices de l’étranger, principalement décomptés en dollar, avant la fin de cet exercice afin d’essayer d’équilibrer leurs comptes. Et comme le rapatriement de ces sommes est censé soutenir la valeur du yen, ce qui est préjudiciable aux exportations du pays, la BoJ tente donc de freiner la hausse de sa monnaie en achetant des dollars. Selon des sources du marché, la BoJ aurait déjà dépensé 90 mds $ depuis le début de cette année pour enrayer l’appréciation du yen, dont 20 mds $ vendredi dernier, après les chiffres décevants sur l’emploi aux États-Unis. Enfin, l’abstention du président de la BCE, Jean-Claude Trichet, de commenter la récente évolution du rapport EUR/$, à l’issue de la réunion hier des gouverneurs du Groupe des dix au siège de la Banque des règlements internationaux (voir par ailleurs) a aidé à consolider la tendance sur les marchés des changes. Compte tenu de toutes ces considérations l’euro s’est finalement négocié à New York à 1,2405 $ contre 1,2375 vendredi dernier, en légère hausse de 0,24 %.
Baisse de Wall Street
La Bourse US était en baisse hier en fin de journée, les opérateurs semblant n’avoir pas surmonté la déception provoquée par les chiffres de l’emploi. Ils ont ainsi ignoré la confirmation par Wal-Mart de ses prévisions d’une hausse de ses ventes entre 4 et 6 % en mars sur un an ainsi que les nouvelles selon lesquelles les résultats de McDonald’s devraient augmenter de 3 à 5 %. Ils paraissent attendre plusieurs statistiques devant être publiées dès mercredi.
En revanche, les Bourses européennes ont terminé en hausse, les opérateurs ayant constaté que les chiffres US de l’emploi permettront à la Fed de maintenir à très bas niveau son principal taux directeur afin de soutenir la croissance économique. Dans cette perspectives toutes les sociétés sensibles à l’évolution des taux ont été bien entourées surtout dans la haute technologie, les communications et l’automobile.
À la Bourse de Beyrouth, les actions A de Solidere ont été activement recherchées à 4,61 $ contre 4,60 $ auparavant ainsi que celles de la Banque Audi à 18,50 $ (inch.).
Élie KAHWAGI
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