Rechercher
Rechercher

Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro progresse après la BCE

L’euro a progressé face au dollar hier en fin de journée sur les marchés des changes, après le statu quo monétaire observé par la BCE à l’issue de la réunion de son conseil des gouverneurs (voir par ailleurs). En fait, les opérateurs ont été soulagés par cette décision ainsi que par la déclaration faite à cette occasion par le président de l’institut d’émission européen, Jean-Claude Trichet. Celui-ci s’est abstenu de qualifier le niveau actuel des taux d’« approprié », contrairement à ce qu’il avait fait depuis plusieurs mois, se contentant d’indiquer qu’il était « en ligne » avec l’objectif de stabilité des prix de l’institut. De plus, les opérateurs ont été rassurés par l’annonce d’une hausse de l’indice des directeurs d’achat du secteur manufacturier de la zone euro (PMI) à 53,3 points en mars après trois mois de stabilisation à 52,5 points. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre que le moral des ménages français s’est amélioré en mars, passant de -23 à -22, et que les ventes de détail en Allemagne ont progressé de 1,2 % en février après avoir reculé de 0,5 % en janvier. Dans ce contexte, le potentiel d’appréciation de l’euro n’a été limité, que passagèrement, par la publication d’indicateurs US favorables au dollar. C’est ainsi qu’après avoir touché le seuil de 1,24 $ (à 1,2390 $), la monnaie unique a dû fléchir jusqu’à 1,23 $ après l’annonce d’une hausse de l’indice d’activité ISM dans le secteur manufacturier US à 62,5 points en mars contre 61,4 points en février, alors qu’on s’attendait à un chiffre de 59,5 points seulement. Il en est de même de la diminution de 3000 des demandeurs d’allocations chômage aux États-Unis la semaine dernière (à 342 000), qui a déclenché un rebond momentané du dollar. Pourtant, des prises de bénéfices sur le billet vert ne tardaient pas à privilégier l’euro qui s’est finalement négocié à New York en nouvelle hausse de 0,39 % à 1,2365 $ contre 1,2317 $ la veille. Les Bourses dopées par les indicateurs économiques La Bourse US était dopée hier par l’indice ISM ainsi que par les chiffres hebdomadaires du chômage aux États-Unis et d’autres chiffres globalement favorables (+0,1 % des prix à la production et -0,1 % des dépenses de construction en février). Du côté des sociétés, les investisseurs ont bien accueilli la hausse de 6 % des ventes de GM en mars et de 3 % de celles de Ford par rapport au même mois de 2003. L’annonce par ChevronTexaco d’un programme de rachat de ses actions pour une valeur de 5 mds $, qui a débuté hier pour s’étaler sur 3 ans, a eu également un impact positif sur la cote. Les Bourses européennes, insensibles au statu quo de la BCE, ont terminé sur une belle hausse, portées par les bons indicateurs économiques des deux côtés de l’Atlantique. Elles ont été soutenues par les télécoms après qu’Ericsson eut revu à la hausse sa prévision de marge brute pour le 1er trimestre 2004. À la Bourse de Beyrouth, les actions Solidere ont été diversement traitées, à la hausse pour la catégorie A, à 5,15 $ contre 5,12 $, et à la baisse pour la catégorie B, à 5,03 $ contre 5,15 $. Élie KAHWAGI
L’euro a progressé face au dollar hier en fin de journée sur les marchés des changes, après le statu quo monétaire observé par la BCE à l’issue de la réunion de son conseil des gouverneurs (voir par ailleurs). En fait, les opérateurs ont été soulagés par cette décision ainsi que par la déclaration faite à cette occasion par le président de l’institut d’émission européen, Jean-Claude Trichet. Celui-ci s’est abstenu de qualifier le niveau actuel des taux d’« approprié », contrairement à ce qu’il avait fait depuis plusieurs mois, se contentant d’indiquer qu’il était « en ligne » avec l’objectif de stabilité des prix de l’institut. De plus, les opérateurs ont été rassurés par l’annonce d’une hausse de l’indice des directeurs d’achat du secteur manufacturier de la zone euro (PMI) à...