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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro requinqué par les mauvais chiffres US sur l’emploi

L’euro a bondi face au dollar hier sur les marchés des changes après la publication du très attendu chiffre de l’emploi aux États-Unis en février qui a déçu les attentes des investisseurs. Il s’est envolé en quelques minutes à plus de 1,24 $ : les opérateurs ont vivement réagi aux statistiques montrant que l’économie US avait créé seulement 21 000 nouveaux emplois non agricoles le mois dernier. Ce chiffre, nettement inférieur aux prévisions des analystes qui tablaient sur un minimum de 125 000 créations de postes en février, a donc déclenché un effondrement du dollar dans la mesure où ce développement excluait tout prochain relèvement par la Fed de son principal taux directeur, maintenu à 1 % depuis le 25 juin 2003. Depuis le début de la semaine, et après que la composante emploi de l’indice d’activité ISM du secteur manufacturier US eut progressé de 61,10 pts en janvier à 63,64 pts en février, les investisseurs achetaient des dollars, tablant sur une amélioration sensible du marché du travail qui pourrait ouvrir la voie à un relèvement des taux de la Fed. Mais toutes ces discussions autour d’une hausse des taux US, qui ont surgi cette semaine faisant tomber l’euro jusqu’à 1,2058 $, ne tardaient pas à passer aux oubliettes après la morosité du marché du travail US qui reste le principal facteur affaiblissant le dollar. Cela étant, les opérateurs ont passé outre hier aux propos du chancelier allemand Gerhard Schröder mettant en garde contre le dollar faible qui pénalise les exportations de son pays. Ils se sont montrés plutôt rassurés par l’annonce d’Eurostat que les ventes de détail dans la zone euro ont augmenté de 2,4 % en janvier sur décembre et de 1 % sur un an, justifiant la reprise de la monnaie unique. Mais il n’en demeure pas moins que les opérateurs ont hésité hier à pousser excessivement l’euro car, après un plus haut à 1,2425 $, il s’est finalement négocié à New York à 1,2375 $ contre 1,2190 la veille, en hausse de 1,52 %. Les Bourses mitigées Les chiffres très décevants sur l’emploi n’ont pas pour autant pesé sur la Bourse US qui s’est installée dans le vert en fin de journée après un début de séance en baisse, les investisseurs jugeant que ce phénomène devrait repousser le relèvement des taux d’intérêt. En outre, l’annonce par McDonald’s d’une hausse de 13,9 % de ses ventes en février a neutralisé la révision à la baisse par Intel de son chiffre d’affaires pour le 1er trimestre 2004 de 7,9-8,5 mds $ à 8-8,2 mds $. En Europe, la tendance des Bourses était au contraire à la baisse, le rebond de l’euro pénalisant les exportateurs européens et les sociétés dont le chiffre d’affaires est réalisé en dollars. De plus, les valeurs bancaires ont aussi décroché, les rumeurs sur une OPA de Citigroup sur Deutsche Bank ayant été démenties. Enfin, la déception des investisseurs sur le nombre d’emplois très faibles créé par l’économie US a pesé sur les valeurs cycliques. À Beyrouth, les actions A de Solidere étaient en baisse à 4,60 $ contre 4,69 $ et celles de la catégorie B en hausse de 4,65 $ à 4,66 $. Élie KAHWAGI

L’euro a bondi face au dollar hier sur les marchés des changes après la publication du très attendu chiffre de l’emploi aux États-Unis en février qui a déçu les attentes des investisseurs. Il s’est envolé en quelques minutes à plus de 1,24 $ : les opérateurs ont vivement réagi aux statistiques montrant que l’économie US avait créé seulement 21 000 nouveaux emplois non agricoles le mois dernier. Ce chiffre, nettement inférieur aux prévisions des analystes qui tablaient sur un minimum de 125 000 créations de postes en février, a donc déclenché un effondrement du dollar dans la mesure où ce développement excluait tout prochain relèvement par la Fed de son principal taux directeur, maintenu à 1 % depuis le 25 juin 2003. Depuis le début de la semaine, et après que la composante emploi de l’indice...