Marseille n’a pas franchement ménagé sa monture mercredi à Dniepropetrovsk en match retour des 16es de finale de la Coupe de l’UEFA (0-0), mais a gagné le droit d’aller un peu plus loin, dans un match à haute densité défensive qui a aussi mis en évidence l’absence d’alternative en attaque.
Le vœu de l’entraîneur José Anigo est, au passage, exaucé : passer ce cap pour « jouer un gros, se jauger vraiment et donner du plaisir au stade Vélodrome ». Le sort a réservé à l’OM Liverpool, dont Anigo, amateur du football anglais et à l’anglaise, espérait le tirage.
Pour en arriver là, pour donner au Vélodrome frustré de victoire de prestige depuis le début du millénaire l’espoir d’en retrouver le goût à la sortie de cet hiver, il a fallu en passer par cette bataille du grand Est. Dans un stade qui jamais nae cessa de vrombir, l’OM a sans doute livré mercredi l’un de ses meilleurs matchs depuis la prise de fonctions d’Anigo le 14 janvier. Ce fut certes un match nul, mais de ces nuls qu’on peut croire fertiles. Car cette campagne d’Ukraine a confirmé que Marseille sait désormais faire bloc en défense. Cela ne suffit pas toujours à gagner des matchs, mais c’est déjà assez pour se sentir un peu moins vulnérable. Dont acte : l’OM reste sur une série de six matches sans défaite.
« Nous sommes de plus en plus solides, nous prenons moins de buts, nous sommes plus conquérants. La progression est là, la flamme est en train de renaître », observe donc Anigo.
Sa défense à cinq, désormais calée, y est pour beaucoup. Le Sénégalais Habib Beye, très tranchant, y a gagné hier quelque galon supplémentaire de « taulier ».
Tout comme le duelliste chronique Abdoulaye Meïté. La qualité du repli défensif a aussi permis de ratisser quelques ballons potentiellement dangereux.
Bref, le moral marseillais est en hausse. Et Anigo répète en toute occasion qu’il est « heureux de vivre avec ce groupe ». Il espère aussi que « ce match pourra nous servir pour nous relancer en championnat », où le tortillard marseillais, 6e, se traîne toujours à 12 points de retard de l’express monégasque.
Il faudra pour cela que Didier Drogba ne dispose pas seul des clés offensives de la maison marseillaise. Émoussé, l’Ivoirien est resté sur le banc mercredi jusqu’à la 66e minute, dans le but de souffler avant le déplacement à Bastia dimanche en championnat. Mais ni Mido ni Steve Marlet n’ont vraiment su le faire oublier malgré deux occasions franches. Conclusion d’Anigo : « Didier a tellement donné pour l’équipe quand elle n’était pas à l’aise qu’il faut lui laisser le temps de retrouver un peu de fraîcheur. »
Marseille n’a pas franchement ménagé sa monture mercredi à Dniepropetrovsk en match retour des 16es de finale de la Coupe de l’UEFA (0-0), mais a gagné le droit d’aller un peu plus loin, dans un match à haute densité défensive qui a aussi mis en évidence l’absence d’alternative en attaque.
Le vœu de l’entraîneur José Anigo est, au passage, exaucé : passer ce cap pour « jouer un gros, se jauger vraiment et donner du plaisir au stade Vélodrome ». Le sort a réservé à l’OM Liverpool, dont Anigo, amateur du football anglais et à l’anglaise, espérait le tirage.
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