Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Libye Tripoli contraint de réaffirmer sa responsabilité dans l’affaire Lockerbie

La Libye a dû hier réaffirmer sa responsabilité dans l’attentat de Lockerbie, de crainte d’une nouvelle détérioration de ses liens avec les États-Unis après des propos de son Premier ministre semblant dire le contraire. Le communiqué du ministre des Affaires étrangères Abdel-Rahman Chalgham a été distribué à la presse au lendemain d’une mise en garde américaine exigeant une « rétractation » de la Libye et d’un gel d’un geste de normalisation avec Tripoli destiné à récompenser ses efforts de désarmement. « La Libye a adressé le 15 août 2003 une lettre au président du Conseil de sécurité de l’Onu affirmant, qu’en tant qu’État souverain et conformément aux résolutions de l’Onu, elle a facilité la remise à la justice des accusés dans l’explosion de l’avion et a accepté d’assumer la responsabilité des agissements de ses officiels », écrit M. Chalgham. « La Libye s’en tient à sa position contenue dans cette lettre », a-t-il ajouté, en soulignant le « souci de la Jamahiriya libyenne d’expliquer clairement sa position sur le dossier » de Lockerbie. M. Chalgham s’est distancé des propos du Premier ministre Choukri Ghanem, en affirmant : « Les récentes déclarations mettant en doute ces positions (libyennes) sont imprécises. » Avant sa lettre à l’Onu, Tripoli avait négocié avec Londres et Washington un plan d’indemnisation des victimes de l’attentat contre un avion civil américain de la PanAm qui a explosé en vol en décembre 1988 au-dessus de la ville écossaise de Lockerbie faisant 270 morts, en majorité américains. L’accord qui porte sur 2,7 milliards de dollars et la reconnaissance formelle par la Libye de sa responsabilité dans l’attentat avaient permis une levée totale des sanctions décrétées par l’Onu contre ce pays en 1992 et suspendues sept ans plus tard. Mardi, M. Ghanem a suscité un tollé en déclarant à la radio britannique BBC que la Libye n’avait joué aucun rôle dans l’attentat. « Nous avons pensé qu’il nous serait plus facile d’acheter la paix et c’est la raison pour laquelle nous avons accepté de payer des compensations », a-t-il dit.
La Libye a dû hier réaffirmer sa responsabilité dans l’attentat de Lockerbie, de crainte d’une nouvelle détérioration de ses liens avec les États-Unis après des propos de son Premier ministre semblant dire le contraire.
Le communiqué du ministre des Affaires étrangères Abdel-Rahman Chalgham a été distribué à la presse au lendemain d’une mise en garde américaine exigeant une « rétractation » de la Libye et d’un gel d’un geste de normalisation avec Tripoli destiné à récompenser ses efforts de désarmement.
« La Libye a adressé le 15 août 2003 une lettre au président du Conseil de sécurité de l’Onu affirmant, qu’en tant qu’État souverain et conformément aux résolutions de l’Onu, elle a facilité la remise à la justice des accusés dans l’explosion de l’avion et a accepté d’assumer la...