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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro dégringole sur rumeurs de baisse de son loyer

L’enthousiasme des marchés des changes pour l’euro affiché la veille, après le recul plus fort qu’attendu de la confiance des consommateurs US en février, s’est évanoui hier en raison de rumeurs sur une prochaine baisse des taux d’intérêt de la BCE. Cette thèse a été accréditée par les propos attribués au chancelier allemand Gerhard Schröder qui a appelé l’institut d’émission à répondre à l’envolée récente de la monnaie unique. « La faiblesse du dollar et les conséquences qui résultent de la force de l’euro posent des problèmes à nos exportations. Je pense qu’à la BCE, on devrait s’en préoccuper de la manière la plus intensive », a-t-il déclaré. Et d’ajouter qu’il serait souhaitable « que la BCE réfléchisse aussi à une réaction en matière de taux d’intérêt pour faire face à la hausse de l’euro ». Les taux d’inflation, qui semblent ralentir dans la zone euro, sont venus aussi renforcer cette dernière perspective. À cet égard, les opérateurs ont fait état de l’annonce hier que les prix à la consommation en Allemagne ont augmenté de seulement 0,2 % en février par rapport à janvier et de 0,9 % par rapport à février 2003, témoignant du ralentissement de l’inflation dans ce pays. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre de l’Insee que les prix à la consommation en France ont été stables en janvier par rapport à décembre. De son côté, le ministre des Finances allemand, Wolfgang Clement, est allé même jusqu’à s’aventurer sur le terrain hypersensible des interventions sur les marchés des changes, estimant que « l’Europe doit aussi essayer de son propre chef d’influencer les taux de change, à l’image de ce qu’a fait le Japon pour le yen ». L’Allemagne n’est pas la seule à s’inquiéter des effets nocifs de la hausse de l’euro qui renchérit les exportations du Vieux continent. Il y a une semaine, le président Chirac avait souligné qu’« une plus grande stabilité des changes est nécessaire pour une croissance soutenue », alors que son ministre des Finances, Francis Mer, reconnaissait qu’« un moment pourrait arriver où la question de la dangerosité de l’appréciation de l’euro pour la reprise se posera ». Cela étant, les opérateurs ont estimé devoir se débarrasser de l’euro qui est tombé jusqu’à 1,2475 $, avant de le faire négocier finalement à New York à 1,2495 $ contre 1,2685 $ la veille, en baisse de 1,5 %. Rebond des Bourses La Bourse US a renoué avec la hausse hier, après avoir reculé pendant cinq séances consécutives, en dépit de la baisse de 5,2 % des reventes de logements aux États-Unis en janvier. À cela auraient contribué les propos tenus hier par le président de la Fed devant la Chambre des représentants au Congrès selon lesquels l’économie US avait pris un bon départ en 2004 tout en appelant à une action « déterminée et efficace » face à la détérioration des perspectives budgétaires. Les bonnes nouvelles en provenance de DuPont, Hewlett-Packard et AMD ont également soutenu la tendance. En Europe, la tendance des Bourses était partout positive sous la conduite des groupes de média, de télécom et de la haute technologie dont la hausse l’a emporté sur la baisse des assurances et des compagnies d’aviation. À la Bourse de Beyrouth, les bancaires étaient à la fête avec 72 428 actions de la Bemo échangées à 3,50 $ contre 3,49 $, 13 320 actions de la Byblos à 1,70 $ (inch.) et 11 000 certificats GDR de la Blom à 24 $ (inch.). Élie KAHWAGI
L’enthousiasme des marchés des changes pour l’euro affiché la veille, après le recul plus fort qu’attendu de la confiance des consommateurs US en février, s’est évanoui hier en raison de rumeurs sur une prochaine baisse des taux d’intérêt de la BCE. Cette thèse a été accréditée par les propos attribués au chancelier allemand Gerhard Schröder qui a appelé l’institut d’émission à répondre à l’envolée récente de la monnaie unique. « La faiblesse du dollar et les conséquences qui résultent de la force de l’euro posent des problèmes à nos exportations. Je pense qu’à la BCE, on devrait s’en préoccuper de la manière la plus intensive », a-t-il déclaré. Et d’ajouter qu’il serait souhaitable « que la BCE réfléchisse aussi à une réaction en matière de taux d’intérêt pour faire...