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Actualités - Chronologie

Russie Raspoutine hante son ancien appartement à Saint-Pétersbourg

«Le fantôme de Raspoutine est toujours là. Il nous touche parfois l’épaule lorsqu’on passe dans le couloir », assure Alexandre Doumtchenko, l’un des habitants de l’appartement occupé jadis par le guérisseur mystique et débauché du dernier tsar russe. Au 64 de la rue Gorokhovaïa, en plein centre de Saint-Pétersbourg, Grigori Raspoutine, âme damnée du couple impérial Alexandra Fedorovna et Nicolas II, recevait jusqu’à 400 visiteurs par jour. Transformées en appartement communautaire à l’époque soviétique, ces cinq pièces abritent aujourd’hui trois familles, dont celle d’Alexandre Doumtchenko, peintre d’une cinquantaine d’années et grand admirateur du moine mystique. Alexandre est fier d’occuper l’ancienne chambre à coucher de Raspoutine, une pièce de vingt mètres carrés dont les fenêtres donnent sur la cour. « Ici, Grichka a prié Dieu et accueilli des femmes », ajoute le peintre qui habite la pièce avec sa femme et sa fille Macha, âgée de 14 ans. Plusieurs tableaux représentant Raspoutine ornent les murs, peints par Alexandre Doumtchenko lui-même. Au pied d’une peinture à l’huile du « vieux saint », des bougies ont été déposées, ainsi que des photos de la famille impériale et des fleurs artificielles. « Ce sont des admirateurs qui ont laissé tout cela », dit Alexandre Doumtchenko, soulignant qu’ils sont nombreux à vouloir visiter l’ancien appartement de Raspoutine. « Il y a de simples curieux, mais aussi des femmes un peu bizarres ou des gens venant de sectes religieuses. Certains pensent que l’âme de Raspoutine va leur venir en aide », raconte le peintre qui est le seul habitant de l’appartement à se montrer tolérant envers ces admirateurs. Paysan illettré, Raspoutine (1865-1916) acquit une réputation de thaumaturge en prétendant pouvoir guérir par le contact de sa personne. Cela lui permit notamment d’assouvir, lors de grandioses débauches, des appétits sexuels demeurés légendaires. En soulageant le tsarévitch Alexis pris d’une crise d’hémophilie, il gagna les faveurs d’Alexandra Fedorovna, mais son influence sur la tsarine sera considérée par beaucoup comme une menace pour la Russie et discutée publiquement à la Douma. Raspoutine, échappant à la vigilance de la police montant la garde devant son appartement, quittera pour la dernière fois son domicile le 16 décembre 1916, pour se rendre chez le prince Félix Ioussoupov, son assassin.
«Le fantôme de Raspoutine est toujours là. Il nous touche parfois l’épaule lorsqu’on passe dans le couloir », assure Alexandre Doumtchenko, l’un des habitants de l’appartement occupé jadis par le guérisseur mystique et débauché du dernier tsar russe. Au 64 de la rue Gorokhovaïa, en plein centre de Saint-Pétersbourg, Grigori Raspoutine, âme damnée du couple impérial Alexandra Fedorovna et Nicolas II, recevait jusqu’à 400 visiteurs par jour.
Transformées en appartement communautaire à l’époque soviétique, ces cinq pièces abritent aujourd’hui trois familles, dont celle d’Alexandre Doumtchenko, peintre d’une cinquantaine d’années et grand admirateur du moine mystique. Alexandre est fier d’occuper l’ancienne chambre à coucher de Raspoutine, une pièce de vingt mètres carrés dont les fenêtres...