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Changes et Bourses Le recul de la confiance US propulse l’euro

L’euro s’est nettement renforcé face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, faisant même une incursion au-dessus du seuil de 1,27 $, après le recul plus fort qu’attendu de la confiance des consommateurs US en février. La monnaie unique, qui avait entamé la journée sur un ton stationnaire autour de 1,2550 $, a ensuite grimpé jusqu’à 1,2710 $ à l’annonce d’une baisse de cet indice de 96,4 points en janvier à 87,3 points en février. Ce chiffre, nettement inférieur aux prévisions des analystes, qui tablaient en moyenne sur 92,3 points en février, a rapidement entraîné des ventes massives de dollars contre des euros. Cela d’autant que les investisseurs venaient d’apprendre d’Eurostat que les entrées de commandes à l’industrie dans la zone euro ont progressé de 5,7 % en décembre et de 13,4 % sur un an en 2003, peu après l’annonce par l’Insee d’une nette progression de 2 % des dépenses de consommation des ménages français en janvier, et par Istat d’une hausse de 2 % des ventes de détail en Italie l’an dernier par rapport à 2002. Plus tôt dans la matinée, l’euro avait ignoré le recul de l’indice Ifo mesurant le climat des affaires en Allemagne de 97,5 points en janvier à 96,4 points en février, malgré le fait que les économistes tablaient sur un chiffre inchangé de cet indicateur, très suivi par les investisseurs. Il n’avait même pas souffert de la baisse de 58 % à 28,1 mds EUR de l’excédent des comptes courants de la zone euro en 2003 par rapport à 2002, selon la BCE, suite à des sorties nettes de capitaux de 9,3 mds EUR contre une entrée nette de 61,9 mds EUR pendant la même période. Les spéculateurs, qui étaient devenus prudents face à la baisse du dollar la semaine dernière après les déclarations de dirigeants européens s’inquiétant d’un euro fort qui menacerait la croissance, ne semblaient pas hésiter hier à le pousser vers le haut, le faisant gagner finalement 1,08 % à 1,2685 $ contre 1,2555 $ la veille. Les Bourses continuent leur déclin La Bourse US a continué de battre en retraite, dans la foulée de son déclin de la veille, affectée par un indice de confiance carrément négatif, accentuant la pression baissière. De plus, l’annonce par le Conseil des centres commerciaux que les ventes des chaînes de magasins aux États-Unis ont reculé de 0,2 % la semaine dernière a aussi pesé sur la cote, ainsi que l’annulation de contrats de 38 mds $ par le Pentagone avec Boeing, Northrop Grumman et Lockheed Martin. Phénomène identique en Europe, où toutes les Bourses ont fini dans le rouge, après la baisse de l’Ifo allemand et l’indice de confiance US. La nette reprise de l’euro a également affecté les sociétés exportatrices, notamment dans les secteurs de l’automobile et des pharmaceutiques. Les prévisions jugées prudentes de TF1, de Michelin et de Prudential ont pesé sur les médias, les pneumatiques et les assurances. À la Bourse de Beyrouth, les actions A de Solidere étaient en baisse, à 4,69 $ contre 4,75 $ la veille, alors que celles de la catégorie B se sont maintenues à 4,75 $. Élie KAHWAGI
L’euro s’est nettement renforcé face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, faisant même une incursion au-dessus du seuil de 1,27 $, après le recul plus fort qu’attendu de la confiance des consommateurs US en février. La monnaie unique, qui avait entamé la journée sur un ton stationnaire autour de 1,2550 $, a ensuite grimpé jusqu’à 1,2710 $ à l’annonce d’une baisse de cet indice de 96,4 points en janvier à 87,3 points en février. Ce chiffre, nettement inférieur aux prévisions des analystes, qui tablaient en moyenne sur 92,3 points en février, a rapidement entraîné des ventes massives de dollars contre des euros. Cela d’autant que les investisseurs venaient d’apprendre d’Eurostat que les entrées de commandes à l’industrie dans la zone euro ont progressé de 5,7 % en décembre et...