De moins en moins en course pour une place européenne après son match nul contre Nantes (1-1), dimanche en Ligue 1 de football, Marseille a plombé un peu plus sa besogneuse saison, tout en montrant, paradoxalement, d’indéniables progrès sur le plan du jeu. La cadence imposée par le trio de tête Monaco-Lyon-Paris-SG, qui accumule les performances à la chaîne, contraint quasiment l’OM à l’attente du miracle pour décrocher l’une des deux premières places, synonymes de qualification en Ligue des champions.
C’était là l’objectif assigné en début de saison et la fragile équipe marseillaise a galvaudé de nouveau les attentes d’un public lassé. Pas encore dans le ventre mou, mais un tantinet plus loin des étoiles : il faudra à l’OM de sacrées vertus morales pour se persuader que sa saison vaut encore le coup d’être jouée à fond.
Accessoirement, les joueurs qui l’avaient bien sûr promis n’ont pas respecté l’objectif fixé par leur nouvel entraîneur José Anigo : prendre 10 points sur 12 possibles sur une série de matchs contre des adversaires de calibre jugé accessible. Le bilan comptable s’arrête à 8. À ce rythme, le ticket pour la Coupe de l’UEFA deviendrait presque illusoire. C’est même l’Intertoto qui se profile. Conclusion, selon Anigo : « Maintenant, on ne va plus parler ni d’Europe ni de Ligue des champions. Il reste 13 matchs, et on va les prendre comme ils viennent, sans s’arrêter de bosser, car ce n’est pas le genre de la maison. »
La manière démontrée dimanche laisse pourtant quelques espoirs de lendemains moins tristes. « Franchement, je ne peux en vouloir aux joueurs, nous avons été au bout de ce que nous avions à donner. C’est une erreur individuelle qui nous fait mal », résumait le coach.
Plus patient que d’habitude, exploitant mieux les couloirs, via Dos Santos et Beye, l’OM a donné l’impression d’un patient en convalescence. Mais le manque d’animation au milieu, les centres dans le vide et la bévue du malheureux Christanval, de retour (mais pour combien de temps désormais ?) en libéro après l’intermède réussi d’Hemdani, ont suffi à plomber l’atmosphère, face à une équipe qui, de surcroît, joua à 10 durant 55 minutes après l’exclusion d’Armand.
C’est que Nantes sut en effet faire preuve « de solidarité », selon son entraîneur Loïc Amisse, qui eut aussi le mérite de ne pas saborder son organisation en conservant deux attaquants. Vu l’abattage défensif de Yepes, les Canaris, il est vrai, n’avaient pas grand-chose à craindre dans leur surface.
Fossoyeur des velléités offensives marseillaises, le Colombien jubilait aussi au constat que Nantes, qui s’apprête à affronter tous les ténors, pourrait jouer les arbitres du championnat. Comme le confirme le carton jaune infligé à l’OM dimanche.
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C’était là l’objectif assigné en début de saison et la fragile équipe marseillaise a galvaudé de nouveau les attentes d’un public lassé. Pas encore dans le ventre mou, mais un tantinet plus loin des étoiles : il faudra à l’OM de sacrées vertus morales pour se persuader que sa saison vaut encore le...