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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro résiste, le dollar s’essouffle

La phase de rebond du dollar face aux autres principales devises semblait s’essouffler hier sur les marchés des changes. Les opérateurs, qui ont digéré les déclarations des responsables européens la semaine dernière jugeant que la BCE pourrait intervenir afin d’infléchir la hausse de l’euro, ont estimé devoir ajuster leurs portefeuilles en l’absence d’indicateurs importants des deux côtés de l’Atlantique. À cela aurait contribué la confiance manifestée par le président de la Fed, Alan Greenspan, sur la question de l’endettement croissant des ménages US entraîné par le net assouplissement du crédit, estimant que cela ne traduisait pas une pression financière. Cette dernière remarque, excluant toute perspective de relèvement des taux US après l’annonce vendredi dernier d’un taux d’inflation plus haut que prévu aux États-Unis avec la hausse de 0,5 % des prix à la consommation en janvier, est venue donc mettre fin à l’engouement des investisseurs pour le dollar sous ce rapport. En outre, les propos tenus hier par le gouverneur de la Banque centrale autrichienne, Klaus Liebscher, selon lesquels l’impact de l’appréciation de l’euro ne devrait pas être « surdramatisé » car « les activités économiques de la zone euro s’opèrent essentiellement à l’intérieur de cette zone » ont aussi empêché la poursuite de la hausse du dollar. Pourtant, les mouvements sur le dollar sont restés timides, les cambistes ayant décelé de l’hésitation dans l’attitude des investisseurs avant la publication d’une nouvelle batterie d’indicateurs économiques aux États-Unis, notamment l’indice de confinance des consommateurs aujourd’hui et la 2e estimation du PIB américain au 4e trimestre vendredi. Dans cette attente, l’euro n’a que très peu bougé à la hausse, se négociant finalement à New York à 1,2555 $ contre 1,2535 $, vendredi dernier, en hausse de 0,16 %. Les Bourses ont piqué du nez Wall Street est restée dans le rouge hier, en raison de la poursuite des prises de bénéfices entamées la semaine dernière après plusieurs mois de hausse ininterrompue. En outre, la Bourse électronique Nasdaq a beaucoup souffert du déclin d’Intel qui a révélé une enquête par fisc US sur ses bilans financiers de 1999 à 2000. Les bons résultats publiés par Lowe’s sont passés comme inaperçus ainsi que l’annonce par Citigroup qu’il va acquérir la Koram Bank et par Qualcomm qu’elle a relevé ses prévisions de ventes de portables. Les Bourses européennes ont fini pour la plupart en légère baisse, la progression des valeurs pétrolières sous la conduite de Total et automobiles (Peugeot, DaimlerChrysler, BMW) ayant été contrebalancée par le fléchissement des télécoms après l’offre de rachat par France Télécom de Wanadoo. Les rumeurs sur un rapprochement entre Deutsche Bank la suisse UBS ont laissé de marbre les investisseurs. À la Bourse de Beyrouth, les actions Solidere étaient diversement traitées, à la hausse pour la catégorie A (à 4,75 $ contre 4,66 $) et à la baisse pour la catégorie B (à 4,75 $ contre 4,80 $). Élie KAHWAGI
La phase de rebond du dollar face aux autres principales devises semblait s’essouffler hier sur les marchés des changes. Les opérateurs, qui ont digéré les déclarations des responsables européens la semaine dernière jugeant que la BCE pourrait intervenir afin d’infléchir la hausse de l’euro, ont estimé devoir ajuster leurs portefeuilles en l’absence d’indicateurs importants des deux côtés de l’Atlantique. À cela aurait contribué la confiance manifestée par le président de la Fed, Alan Greenspan, sur la question de l’endettement croissant des ménages US entraîné par le net assouplissement du crédit, estimant que cela ne traduisait pas une pression financière. Cette dernière remarque, excluant toute perspective de relèvement des taux US après l’annonce vendredi dernier d’un taux d’inflation plus...