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Actualités - Chronologie

Israël profite de l’attaque pour renforcer ses arguments sécuritaires

Le gouvernement israélien espère que l’attentat-suicide hier à Jérusalem va renforcer ses arguments sécuritaires en faveur de la ligne de séparation, en « procès » à partir d’aujourd’hui devant la Cour internationale de justice et l’opinion publique mondiale (voir notre dossier page 11). Tous les responsables israéliens ont souligné que cet attentat constituait une illustration de leur thèse selon laquelle cette ligne de séparation controversée est indispensable pour empêcher l’infiltration de kamikazes en provenance de Cisjordanie et que sa construction doit se poursuivre, quelles que soient les critiques dans le monde. « Cet attentat prouve combien la construction d’une clôture de sécurité est indispensable, là où il n’y a pas de clôture, c’est l’horreur, là où la clôture a été construite les résultats sont clairs et nets », a affirmé le ministre des Affaires étrangères Sylvan Shalom à la radio militaire. « C’est pourquoi nous allons continuer à construire cette clôture car elle sauve des vies », a ajouté M. Shalom. « Cet attentat terroriste a eu lieu en partie parce que la clôture n’est pas achevée autour de Jérusalem », a pour sa part affirmé le commandant de police du district de Jérusalem, Micky Levy. Depuis des mois, Israël justifie la construction de cette barrière en rappelant qu’aucune « bombe vivante » n’est parvenue depuis plusieurs années à venir semer la mort en Israël à partir de la bande de Gaza, d’ores et déjà entourée d’une barrière électronique. Toute la campagne internationale de l’État hébreu consiste à présenter les Israéliens comme des « victimes du terrorisme » à qui une partie de la communauté internationale tente de nier le droit à l’autodéfense. Plusieurs centaines de manifestants devaient défiler aujourd’hui à La Haye en brandissant les photos de plus de 927 personnes tuées depuis le début de l’intifada en septembre 2000. « Nous allons être obligés d’ajouter sept autres photos », a indiqué un responsable des Affaires étrangères Gidéon Meïr, qui se trouve dans la capitale des Pays-Bas. Le ministre israélien de la Justice Yossef Lapid a pour sa part déclaré que cet attentat « constitue la réponse au monde qui se réunit à La Haye pour juger l’État d’Israël ». « Ce n’est pas l’État d’Israël qui doit être jugé ou placé sur le banc des accusés, mais le terrorisme palestinien », a ajouté M. Lapid. Pour le ministre chargé des Relations avec le Parlement Gideon Ezra, ce « nouvel attentat a été commis au pire moment pour ceux qui dénoncent la clôture ».
Le gouvernement israélien espère que l’attentat-suicide hier à Jérusalem va renforcer ses arguments sécuritaires en faveur de la ligne de séparation, en « procès » à partir d’aujourd’hui devant la Cour internationale de justice et l’opinion publique mondiale (voir notre dossier page 11).
Tous les responsables israéliens ont souligné que cet attentat constituait une illustration de leur thèse selon laquelle cette ligne de séparation controversée est indispensable pour empêcher l’infiltration de kamikazes en provenance de Cisjordanie et que sa construction doit se poursuivre, quelles que soient les critiques dans le monde.
« Cet attentat prouve combien la construction d’une clôture de sécurité est indispensable, là où il n’y a pas de clôture, c’est l’horreur, là où la clôture a été construite...