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Actualités - Chronologie

Lituanie Le président Paksas fait face à une procédure de destitution

Le président lituanien Rolandas Paksas faisait face hier à une procédure certaine de destitution, au lendemain du vote du Parlement qui a adopté un rapport l’accablant dans un scandale de corruption. Le Parlement a voté par 62 voix pour, 11 contre et trois abstentions jeudi soir le lancement de la procédure de destitution après avoir entendu un rapport, élaboré par un comité spécial formé de six députés et six juristes, établissant que le chef de l’État avait violé la Constitution du pays. « À juger par le vote du Parlement hier, je peux dire que la majorité de notre groupe votera la destitution du président », a déclaré Irena Siauliene, responsable parlementaire du groupe politique le plus important, les sociaux-démocrates (SD). Le comité spécial, créé il y a un mois, a lu durant sept heures son rapport aux parlementaires et établi comment M. Paksas, un ancien pilote spécialiste des acrobaties, avait violé sur six points la Constitution. Selon ce document, il représente une menace pour la sécurité nationale, a violé son serment, est responsable de fuites d’informations confidentielles, d’interférences dans les privatisations et les affaires du privé, d’avoir introduit la confusion dans le fonctionnement des institutions publiques et d’avoir laissé ses aides abuser de leurs prérogatives. Le rapport ne mentionne pas de liens avec des groupes criminels, comme le faisait le premier rapport émanant de la sécurité intérieure en octobre, lors de l’éclatement du scandale. Le Parlement a également voté à la majorité de 65 voix contre une et six abstentions une résolution demandant, comme la Constitution le prévoit, que la Cour constitutionnelle confirme ces conclusions avant l’organisation du vote de destitution proprement dit. Au moins 85 voix sont nécessaires pour destituer le président et les analystes ne prévoient aucun vote avant le début du mois d’avril, alors que le pays entrera dans l’Union européenne au 1er mai et durant cette période également dans l’Otan. Arturas Paulauskas, président du Parlement et principal rival politique de M. Paksas, a estimé qu’une confirmation de la Cour constitutionnelle convaincrait les indécis. Élu il y a 13 mois à la présidence, Paksas, 47 ans, a toujours rejeté les accusations portées contre lui et refusé de démissionner en dépit de nombreux appels en ce sens. Si M. Paksas est démis, l’intérim sera assuré durant deux mois par M. Paulauskas, son principal rival politique, le temps d’organiser un nouveau scrutin. Toutefois, en vertu de la Constitution, le président démis pourra à nouveau se représenter à la présidentielle et les experts n’écartent pas une possible réélection.
Le président lituanien Rolandas Paksas faisait face hier à une procédure certaine de destitution, au lendemain du vote du Parlement qui a adopté un rapport l’accablant dans un scandale de corruption.
Le Parlement a voté par 62 voix pour, 11 contre et trois abstentions jeudi soir le lancement de la procédure de destitution après avoir entendu un rapport, élaboré par un comité spécial formé de six députés et six juristes, établissant que le chef de l’État avait violé la Constitution du pays.
« À juger par le vote du Parlement hier, je peux dire que la majorité de notre groupe votera la destitution du président », a déclaré Irena Siauliene, responsable parlementaire du groupe politique le plus important, les sociaux-démocrates (SD).
Le comité spécial, créé il y a un mois, a lu durant sept heures son...