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Changes et Bourses Fléchissement de l’euro

L’euro a dégringolé face au dollar sur les marchés des changes à la fin de la semaine, après avoir enfoncé les seuils de soutien de 1,27 $ et 1,26 $ et frôlé la barre de 1,25 $, alors que le billet vert retrouvait les faveurs des investisseurs. De l’avis de certains cambistes, ce mouvement brutal de baisse de l’euro est purement technique. Le passage de certains seuils de résistance a déclenché une série de ventes automatiques d’euros, ce qui a soutenu le dollar, ont-ils indiqué. Mais il n’en demeure pas moins que quelque chose de fondamental a changé sur le marché, incitant les opérateurs à racheter le dollar. À cet égard, l’annonce hier par le département US du Travail que les prix à la consommation aux États-Unis ont augmenté de 0,5 % en janvier contre 0,2 % en décembre a suggéré que les taux d’intérêt de la Fed pourraient être relevés plus tôt qu’attendu pour prévenir toute reprise de l’inflation. Cette perspective a été renforcée par les propos tenus par président de la Réserve de Saint-Louis, William Poole, estimant que l’année 2004 devrait être caractérisée par « une forte croissance du PIB au-delà de la hausse robuste de l’an dernier et des hausses soutenues des créations d’emplois ». L’affaiblissement de l’euro face au dollar a également ses origines dans d’autres facteurs dont la stagnation de la production industrielle en Allemagne en décembre (+0,1 %), la nette contraction de 79,14 % de l’excédent commercial italien à 1,635 mds EUR en 2003 contre 7,838 mds en 2002 et le recul des dépenses de consommation des ménages français au 4e trimestre (+0,3 % après +0,5 % au 3e). Compte tenu de toutes ces considérations et eu égard à l’annonce du ministre français des Finances, Francis Mer, que « la question de la dangerosité de l’appréciation de l’euro pour la reprise économique européenne pourrait finir par se poser », plusieurs fonds de placement ont estimé devoir se positionner davantage sur le dollar. En effet, l’euro ne tardait pas à se tasser, se négociant finalement à New York, à 1,2525 $ contre 1,2705 $ la veille, en baisse de 1,42 %. Effritement des Bourses, faute de souffle La Bourse US s’est installée timidement dans le rouge en fin de journée après un départ très faible. Elle a été soutenue passagèrement par quelques rachats du découvert entraînés par l’expiration hier d’options et de contrats à terme. Les chiffres de l’inflation, qui n’étaient pas très bons, ont eu un certain impact sur le marché. Pourtant, la séance a été marquée par une grande volatilité avec les pertes essuyées par Hewlett-Packard, Cisco, Alcoa et d’autres grandes vedettes. Les Bourses européennes ont fini en nette baisse, déprimées par l’effritement des marchés US à l’ouverture et une série de résultats de sociétés jugés décevants. Les investisseurs ont donc opté pour les prises de bénéfices, en particulier sur les valeurs technologiques, automobiles, de télécoms, de distribution, d’infrastructures pour l’énergie et le transport, les bons résultats de L’Oréal et de Schneider Electric n’ayant pas retenu l’attention du marché. Élie KAHWAGI
L’euro a dégringolé face au dollar sur les marchés des changes à la fin de la semaine, après avoir enfoncé les seuils de soutien de 1,27 $ et 1,26 $ et frôlé la barre de 1,25 $, alors que le billet vert retrouvait les faveurs des investisseurs. De l’avis de certains cambistes, ce mouvement brutal de baisse de l’euro est purement technique. Le passage de certains seuils de résistance a déclenché une série de ventes automatiques d’euros, ce qui a soutenu le dollar, ont-ils indiqué. Mais il n’en demeure pas moins que quelque chose de fondamental a changé sur le marché, incitant les opérateurs à racheter le dollar. À cet égard, l’annonce hier par le département US du Travail que les prix à la consommation aux États-Unis ont augmenté de 0,5 % en janvier contre 0,2 % en décembre a suggéré que les taux...