L’euro, qui avait tenté de regagner du terrain face au dollar sur les places européennes, a dû capituler après l’ouverture de New York suite à la publication de statistiques économiques US encourageantes. Il est passé en quelques minutes de 1,2725 $ à 1,2665 $ après l’annonce par le département US du Travail que les demandes d’allocations chômage ont chuté de 24 000 la semaine dernière pour totaliser 344 000. Ce chiffre, bien meilleur que les attentes des analystes qui tablaient sur 352 000 demandes initiales d’allocations chômage, a incité les opérateurs à racheter le dollar pour avoir une approche plus neutre sur les marchés des changes, en raison de la grande volatilité des cours depuis que l’euro a atteint mercredi un record de 1,2929 $. La hausse de 0,5 % de l’indice composite des principaux indicateurs de l’économie US en janvier par rapport à décembre, qui est censé préfigurer l’évolution de la conjoncture aux États-Unis dans les six prochains mois, a également incité les investisseurs à court de dollars et disposant de beaucoup d’euros à rééquilibrer leurs positions de change au profit du billet vert. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre d’Eurostat que l’excédent commercial de la zone euro a reculé de 26,7 % en 2003 pour totaliser 72,5 mds EUR seulement contre 98,9 mds EUR en 2002 en raison de la forte appréciation de la monnaie unique. Pourtant, l’annonce en fin de journée par la Réserve de Philadelphie que son indice mesurant l’activité industrielle dans cette région a reculé de 38,8 pts en janvier à 31,4 pts en février est venue mettre fin à l’engouement manifesté pour le dollar et donner un coup de pouce à l’euro qui s’est finalement négocié à New York à 1,2705 $ contre 1,2675 $ la veille, réduisant ses gains de 0,39 % à 0,24 % seulement.
Les Bourses relèvent le nez sauf aux États-Unis
La Bourse US, qui avait renoué avec la hausse après la publication hier de statistiques économiques favorables aux États-Unis et d’une vague de bonnes nouvelles de sociétés, a cédé finalement aux prises de bénéfices. Les opérateurs, réconfortés par le bond de 47,5 % des ventes d’Applied Materials au 1er trimestre 2003/04 (novembre à janvier) et par les prévisions optimistes de Wal-Mart pour 2004 après ses bons résultats en 2003, ont finalement estimé devoir engranger les gains que leur procure la hausse de la cote à l’ouverture. Les incertitudes sur les résultats de Hewlett-Packard, qui doivent être publiés la clôture, semblent expliquer ce changement de cap.
Quant aux Bourses européennes, elles se sont installées dans le vert, soulagées par la reprise du dollar qui a redonné de l’appétit pour les placements en actifs européens. La persistance des rumeurs au sujet des intentions de Wal-Mart sur les chaînes de distribution du Vieux Continent a soutenu non seulement Carrefour mais aussi Casino et l’allemand Metro. Il en est de même de la volonté affichée par Sanofi-Synthélabo de mettre la main sur Aventis qui ne cesse de nourrir les spéculations à la hausse des pharmaceutiques.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’euro, qui avait tenté de regagner du terrain face au dollar sur les places européennes, a dû capituler après l’ouverture de New York suite à la publication de statistiques économiques US encourageantes. Il est passé en quelques minutes de 1,2725 $ à 1,2665 $ après l’annonce par le département US du Travail que les demandes d’allocations chômage ont chuté de 24 000 la semaine dernière pour totaliser 344 000. Ce chiffre, bien meilleur que les attentes des analystes qui tablaient sur 352 000 demandes initiales d’allocations chômage, a incité les opérateurs à racheter le dollar pour avoir une approche plus neutre sur les marchés des changes, en raison de la grande volatilité des cours depuis que l’euro a atteint mercredi un record de 1,2929 $. La hausse de 0,5 % de l’indice composite des principaux...