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Actualités - Chronologie

PÉTROLE L’Opep restreint son offre, mais se défend de toute provocation

L’Opep s’est défendue de toute provocation à l’égard de ses clients du monde industralisé, après l’annonce à Alger d’une forte baisse de sa production, qui illustre sa volonté d’anticipation et sa détermination à préserver des recettes rognées par la faiblesse du dollar. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), réunie à Alger mardi, a choqué les marchés en annonçant, contrairement aux signaux qu’elle avait émis ces jours derniers, une prochaine baisse de production de 2,5 millions de barils par jour (mbj), décomposée en deux temps. C’est la seconde fois en quelques mois que l’Opep surprend les marchés avec une baisse de production alors que le niveau apparent des cours du brut ne la justifie pas, étant largement supérieur (à plus de 30 dollars le baril) à la fourchette de prix de 22-28 dollars officiellement défendue par l’Organisation. À partir de mars, les pays membres s’engagent ainsi fortement à respecter le quota actuel de 24,5 mbj, alors que leur production réelle est estimée à quelque 26 mbj. Ensuite, le quota de l’Opep sera encore abaissé à 23,5 mbj à partir du 1er avril. Le cartel, avec ses onze pays membres, produit environ un tiers du brut mondial. L’Opep redoute un excédent de quelque 3 mbj et une chute des cours au deuxième trimestre, avec l’arrivée des températures douces du printemps dans l’hémisphère Nord, si rien n’est fait pour réguler la production. Avec cette décision inspirée et imposée, selon un délégué présent, par le chef de file du cartel, le ministre du Pétrole saoudien Ali al-Nouaïmi, l’Opep s’est attiré un avertissement de l’un de ses principaux clients, les États-Unis. Interpellé sur l’apparente contradiction entre la décision et la situation du marché, le Saoudien al-Nouaïmi a justifié: « Le prix est élevé maintenant, mais vous ne savez pas où il sera en avril, en mai, en juin. Devons-nous attendre un effondrement ? » D’autres responsables ont évoqué comme argument la chute du dollar, qui rogne leurs recettes pétrolières. La décision de l’Opep a surpris les marchés et provoqué une hausse de plus d’un dollar du cours du baril à New York mardi soir, mais cette envolée a été tempérée par des doutes quant à la capacité du cartel à appliquer ses propres décisions.
L’Opep s’est défendue de toute provocation à l’égard de ses clients du monde industralisé, après l’annonce à Alger d’une forte baisse de sa production, qui illustre sa volonté d’anticipation et sa détermination à préserver des recettes rognées par la faiblesse du dollar.
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), réunie à Alger mardi, a choqué les marchés en annonçant, contrairement aux signaux qu’elle avait émis ces jours derniers, une prochaine baisse de production de 2,5 millions de barils par jour (mbj), décomposée en deux temps.
C’est la seconde fois en quelques mois que l’Opep surprend les marchés avec une baisse de production alors que le niveau apparent des cours du brut ne la justifie pas, étant largement supérieur (à plus de 30 dollars le baril) à la fourchette de prix...