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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro toujours sous pression

L’euro a continué de battre en retraite face au dollar sur les marchés des changes, affecté par la publication de bons indicateurs économiques US et par des nouvelles expressions d’inquiétudes à propos de l’envolée de la monnaie unique. Il a baissé donc après l’annonce que les demandes d’allocations chômage aux États-Unis ont diminué de 11 000 la semaine dernière pour totaliser 343 000 à la suite de plusieurs créations d’emplois entraînées par la reprise économique. Il s’est ressenti ensuite de la progression de 0,5 % des ventes de détail et de 0,2 % des prix à la consommation en décembre aux États-Unis. Dernier indicateur pesant sur l’euro, l’indice mesurant l’activité industrielle de la région de Philadelphie qui a progressé à 38,8 pts en janvier contre 30,3 pts en décembre. Plus tôt, l’euro avait également réagi aux commentaires de responsables de la politique monétaire européenne. Francis Mer, ministre français des Finances, a mis en garde contre la « volatilité » des changes selon lui « dangereuse », tandis que le ministre allemand de l’Économie Wolfgang Clement appelait à une collaboration internationale pour trouver « un équilibre entre les monnaies ». Enfin, la BCE l’a pénalisé en estimant dans un rapport présenté hier à la réunion des banquiers centraux des pays de la rive sud de la Méditerranée, à Naples, que la volatilité actuelle de la parité EUR/$ constitue un problème pour les pays de cette région qu’il faut remédier par le recours à « un panier de monnaies » plutôt qu’à une seule devise. Dans ce contexte laissant croire à une prochaine action concertée des Banques centrales pour rétablir l’équilibre rompu entre les grandes monnaies, le dollar devait être activement recherché, se négociant finalement à New York à 1,2565 pour un euro contre 1,2650 la veille, en hausse de 0,67 % en moyenne. En Bourse, les marchés US étaient mitigés en fin de journée, Wall Street clôturant en hausse grâce à de bons résultats d’IBM et d’autres sociétés, tandis que le Nasdaq perdait du terrain sur des prévisions décevantes d’Intel. La fusion tant attendue entre JP Morgan et Bank One a soutenu le secteur bancaire alors que l’annonce d’une hausse de 12 % des ventes de PC au 4e trimestre 2003 est passée inaperçue. Les Bourses européennes ont été mitigées aussi, profitant d’un côté de la baisse de l’euro face au dollar et des fusions dans le secteur bancaire US, et souffrant d’un autre côté de l’affaiblissement des télécoms et des semi-conducteurs. À Beyrouth, l’attention des opérateurs est restée concentrée sur la parité EUR/$, alors que certaines banques recherchaient le dollar pour régler leurs achats de certificats de dépôt à 3 ans émis par la BDL à des cours allant de 1 517 à 1 518 LL. À la Bourse de Beyrouth, 18 123 actions A et 1 750 actions B de Solidere ont haussé de 4,65 à 4,66 $ et de 4,71 à 4,80 $ ainsi que 8 000 actions C et 20 actions préférentielles de la Byblos Bank de 1,67 à 1,70 $ et de 103,50 à 104,10 $, alors que 1 000 certificats GRD de la Blom Bank reculaient de 24 à 23,75 $. Élie KAHWAGI
L’euro a continué de battre en retraite face au dollar sur les marchés des changes, affecté par la publication de bons indicateurs économiques US et par des nouvelles expressions d’inquiétudes à propos de l’envolée de la monnaie unique. Il a baissé donc après l’annonce que les demandes d’allocations chômage aux États-Unis ont diminué de 11 000 la semaine dernière pour totaliser 343 000 à la suite de plusieurs créations d’emplois entraînées par la reprise économique. Il s’est ressenti ensuite de la progression de 0,5 % des ventes de détail et de 0,2 % des prix à la consommation en décembre aux États-Unis. Dernier indicateur pesant sur l’euro, l’indice mesurant l’activité industrielle de la région de Philadelphie qui a progressé à 38,8 pts en janvier contre 30,3 pts en décembre. Plus tôt,...