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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro a décroché après les propos de Trichet

L’euro, qui avait établi un nouveau record de hausse face au dollar dans la matinée à 1,2898 $ sur les marchés des changes, a reculé ensuite après les propos du président de la BCE, Jean-Claude Trichet, qui s’exprimait à Bâle en tant que porte-parole des banquiers centraux du G10 réunis dans le cadre de la Banque des règlements internationaux. « Nous sommes préoccupés, nous ne sommes pas indifférents à la forte appréciation de l’euro », a-t-il dit. Et d’ajouter que les mouvements brutaux des taux de change ne sont pas bienvenus. Ces propos ont été invoqués par des investisseurs, qui ne veulent pas être dépourvus de dollars, pour prendre leurs bénéfices sur l’euro. Cela d’autant que le Premier ministre français, Jean-Pierre Raffarin, s’est déclaré lui aussi « préoccupé » par le taux de change actuel entre euro et dollar, demandant aux autorités européennes concernées de « trouver des parités plus compatibles avec les réalités économiques ». Plus tôt dans la journée, le dollar avait continué à sentir les effets négatifs des chiffres US sur l’emploi publiés vendredi, soutenant l’euro qui trouvait appui dans la déclaration de l’économiste en chef de la Bundesbank, Hermann Remsperger, estimant qu’un euro fort n’affectait pas la reprise de l’économie allemande. Cela d’autant que les marchés venaient d’apprendre que la production industrielle en Allemagne a continué d’augmenter en novembre avec une hausse de 1,3 % après 2,8 % en octobre. De son côté, le sterling avait aussi grimpé à un nouveau plus haut depuis 11 ans dans la perspective d’un relèvement imminent des taux britanniques après la hausse de 0,2 % des prix à la production en Grande-Bretagne en décembre. Mais cette tendance n’a pas pu résister aux déclarations de Trichet et de Raffarin qui ont soutenu le dollar, le faisant négocier à New York à 1,2745 pour un euro contre 1,2820 vendredi, à 1,8465 pour un sterling contre 1,8480, à 1,2285 FS contre 1,2225 et à 106,70 yens contre 106,80. En bourse, les marchés US étaient en hausse à la fin de la séance après leur net repli de vendredi. La cote, qui avait été assombrie par les mauvais chiffres de l’emploi US, semble actuellement miser sur les résultats trimestriels des sociétés qui s’annoncent prometteurs. Au contraire, les Bourses européennes ont clôturé en baisse, déprimées par la hausse de l’euro et les attaques contre les semi-conducteurs sous la conduite d’Infineon, dont le principal actionnaire Siemens a vendu 20 % du capital. À Beyrouth, la persistance d’une demande du dollar en provenance de banques ayant souscrit aux certificats de dépôt à 3 ans émis par la BDL l’a maintenu à des cours supérieurs au haut de sa fourchette d’intervention, entre 1 517 et 1 518LL, mais dans des échanges très minces. À la Bourse de Beyrouth, 4 154 actions A de Solidere ont reculé de 4,65 à 4,61 $ ainsi que 1 000 actions de Lebanon Holdings de 5 à 4,75 $, alors que 2500 actions B de Solidere et 250 actions de Beirut Interbank Fund ont progressé de 4,72 à 4,92 $ et de 108 à 108,50 $. Élie KAHWAGI
L’euro, qui avait établi un nouveau record de hausse face au dollar dans la matinée à 1,2898 $ sur les marchés des changes, a reculé ensuite après les propos du président de la BCE, Jean-Claude Trichet, qui s’exprimait à Bâle en tant que porte-parole des banquiers centraux du G10 réunis dans le cadre de la Banque des règlements internationaux. « Nous sommes préoccupés, nous ne sommes pas indifférents à la forte appréciation de l’euro », a-t-il dit. Et d’ajouter que les mouvements brutaux des taux de change ne sont pas bienvenus. Ces propos ont été invoqués par des investisseurs, qui ne veulent pas être dépourvus de dollars, pour prendre leurs bénéfices sur l’euro. Cela d’autant que le Premier ministre français, Jean-Pierre Raffarin, s’est déclaré lui aussi « préoccupé » par le taux de change...