«Moi sans lui, lui sans moi, on ne peut rien faire. » Antoine Dénériaz, un des favoris des descentes de Chamonix, vendredi et samedi, comptant pour la Coupe du monde de ski alpin, donne une belle définition du lien qui l’unit à son technicien, Pascal Lemoine.
« Il y a la qualité du travail sur les skis, les perfs du matériel. Il y a aussi les valeurs humaines. On forme une équipe. Je lui fais confiance, il me fait confiance et cette confiance joue sur ma performance », souligne Dénériaz.
Les deux hommes collaborent depuis quatre ans. Depuis le passage de « Tonio » chez Atomic. Le technicien s’occupe également des skis de Nicolas Burtin, l’autre Français équipé avec ce matériel autrichien.
Après avoir été, il y a une quinzaine d’années, un « honnête géantiste de courses FIS », Pascal Lemoine, Annecien de 34 ans, voulait « rester dans le milieu de la course, l’ambiance ».
Il n’a pas choisi la facilité avec Dénériaz, 27 ans, lauréat de trois descentes de Coupe du monde (Val Gardena 2002 et 2003, Kvitfjell 2003). « On sait qu’il est très bon en glisse. S’il n’est pas performant sur les portions de plat, c’est forcément de ma faute », remarque-t-il.
L’intense semaine chamoniarde a débuté dimanche et lundi derniers. Dénériaz a effectué des tests de glisse avec 11 paires de skis, constituant ainsi une base de travail pour le technicien. Mercredi, lors du premier entraînement sur la Verte des Houches, le skieur de Morillon a chaussé les spatules victorieuses sur la Saslong de Val Gardena, il y a moins de trois semaines. Le plus rapide sur la section de glisse, il a signé en bas le 7e chrono.
Veillées
Les veilles des séances chronométrées et évidemment des courses, l’officine du « serviceman » reste allumée tard dans la nuit. Pascal Lemoine, gai et souriant, ne compte pas ses heures, tout dévoué aux « planches » de 2,15 m.
Le travail d’amont est essentiel. Il faut recueillir un maximum de données sur les températures, « la qualité du grain de neige », que Pascal contrôle lui-même, les prévisions météorologiques communiquées chaque soir par les responsables de la marque de fart.
Alors, armé de tous ces éléments qu’il confronte aux informations contenues dans un classeur (la mémoire), Pascal peut se pencher sur la semelle. « Le but, c’est de trouver pour le départ un fart qui permet d’atteindre rapidement la vitesse de 100 km/h. Chaque couche a un rôle particulier. Elle correspond à une partie de la piste », souligne Pascal qui a recours à une loupe pour contrôler les structures.
« En général, je prépare deux paires pour la course », ajoute le technicien. Pour ne pas être démuni en cas de brusque changement du temps. « On se connaît un peu tous, entre techniciens. Mais on échange rarement nos petits trucs ». Entre chimie et empirisme, un peu sorcier, un peu magicien, Pascal Lemoine garde ses secrets.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats «Moi sans lui, lui sans moi, on ne peut rien faire. » Antoine Dénériaz, un des favoris des descentes de Chamonix, vendredi et samedi, comptant pour la Coupe du monde de ski alpin, donne une belle définition du lien qui l’unit à son technicien, Pascal Lemoine.
« Il y a la qualité du travail sur les skis, les perfs du matériel. Il y a aussi les valeurs humaines. On forme une équipe. Je lui fais confiance, il me fait confiance et cette confiance joue sur ma performance », souligne Dénériaz.
Les deux hommes collaborent depuis quatre ans. Depuis le passage de « Tonio » chez Atomic. Le technicien s’occupe également des skis de Nicolas Burtin, l’autre Français équipé avec ce matériel autrichien.
Après avoir été, il y a une quinzaine d’années, un « honnête géantiste de courses FIS », Pascal Lemoine,...