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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Rebond de l’euro après les propos de Trichet

L’euro a avancé fortement face au dollar hier sur les marchés des changes, les déclarations du président de la BCE, Jean-Claude Trichet, ayant conforté l’appréciation de la monnaie unique. Celle-ci, qui avait reculé jusqu’à 1,2560 $ dans la matinée, s’est reprise vigoureusement en frôlant le seuil de 1,28 $ après la conférence de presse de M. Trichet qui a suivi la décision de la BCE de maintenir inchangé son principal taux directeur (voir par ailleurs). Pour résumer, les propos de M. Trichet ont montré que la BCE suivait avec attention les mouvements sur le marché des changes, mais qu’elle ne comptait pas intervenir, estimant que la hausse de l’euro a un effet positif sur l’inflation qui s’est maintenue autour de 2 %. Par conséquent, la BCE juge que le niveau actuel des taux d’intérêt dans la zone euro (2 %) est « approprié », ce qui semble signifier qu’elle n’a pas l’intention de les modifier à court terme car la reprise économique continuait à se développer. De son côté, le sterling a repris sa progression face au dollar après la décision de la BoE de laisser son taux de base inchangé à 3,75 %, laissant entendre qu’elle pourra le relever en février après la publication du rapport trimestriel de l’inflation britannique. En effet, le dollar ne tardait pas à subir de fortes pressions surtout après l’annonce que les demandes d’allocations chômage aux États-Unis ont augmenté de 14 000 la semaine dernière (à 353 000), laissant croire à de nouvelles suppressions d’emplois non agricoles entraînées par l’affaiblissement de l’économie US, alors que dans la zone euro le taux du chômage s’est maintenu à 8,8 % en novembre, selon Eurostat. Compte tenu de toutes ces considérations, et dans l’attente des chiffres de l’emploi aux États-Unis en décembre aujourd’hui, les opérateurs ont estimé devoir se débarrasser du dollar, le faisant négocier à New York à 1,2765 pour un euro contre 1,2640 la veille, à 1,8325 pour un sterling contre 1,8185, à 1,2265 FS contre 1,24, mais à 106,20 yens contre 106,25 dans la crainte d’une attaque de la Banque du Japon. En Bourse, les marchés US ont renoué avec la hausse, dopés par l’optimisme des investisseurs sur les résultats que doivent bientôt publier les sociétés cotées. À cet égard, les opérateurs ont été encouragés par la révision en hausse des prévisions de Procter & Gam., Disney et Nokia. Il en est de même des Bourses européennes qui ont fini en net progrès. À Beyrouth, les banques, à court de dollar pour le règlement de leurs achats de certificats de dépôt émis par la BDL, ont continué à le rechercher sur le marché secondaire à des cours en hausse allant de 1 517 à 1 518 LL. À la Bourse de Beyrouth, 12 584 actions A et 11 018 actions B de Solidere on progressé de 4,60 à 4,70 $ et de 4,35 à 4,45 $, alors que 10 000 actions C de la Byblos Bank ont reculé de 1,70 à 1,67 $ ainsi que 12 017 actions de Holcim de 0,50 à 0,47 $, 1 758 actions C de la BLC et 10 000 certificats GDR de la Blom Bank s’étant maintenus à 2,94 $ et 23,5 $ respectivement. Élie KAHWAGI
L’euro a avancé fortement face au dollar hier sur les marchés des changes, les déclarations du président de la BCE, Jean-Claude Trichet, ayant conforté l’appréciation de la monnaie unique. Celle-ci, qui avait reculé jusqu’à 1,2560 $ dans la matinée, s’est reprise vigoureusement en frôlant le seuil de 1,28 $ après la conférence de presse de M. Trichet qui a suivi la décision de la BCE de maintenir inchangé son principal taux directeur (voir par ailleurs). Pour résumer, les propos de M. Trichet ont montré que la BCE suivait avec attention les mouvements sur le marché des changes, mais qu’elle ne comptait pas intervenir, estimant que la hausse de l’euro a un effet positif sur l’inflation qui s’est maintenue autour de 2 %. Par conséquent, la BCE juge que le niveau actuel des taux d’intérêt dans la zone...