TRAVAUX PUBLICS
Les entrepreneurs menacent
de ne plus participer aux adjudications
le 06 février 2004 à 00h00
Les entrepreneurs de travaux publics ont élevé une nouvelle fois la voix hier et menacé de ne plus participer aux adjudications de l’État si leurs revendications concernant une révision des prix ne sont pas entendues. « La situation n’est plus tenable », a déclaré à L’Orient-Le Jour le président du syndicat des entrepreneurs, Fouad el-Khazen. « Les autorités sont toutes d’accord pour donner suite à nos revendications, qu’il s’agisse du Premier ministre, du pministre des Travaux publics ou du président du CDR, mais les décisions ne sont pas prises », dit-il pour justifier les mesures annoncées hier à l’issue d’une réunion élargie du syndicat.
Il a ainsi été décidé de ne plus participer aux appels d’offres publiques tant que ne seront pas amendées certaines clauses des cahiers des charges dont la struture n’a pas été modifiée depuis 1942. « Nous avons présenté un projet pour amender le cahier des charges afin que les entrepreneurs ne soient plus les seuls à devoir assumer les risques liés aux fluctuations imprévues des prix », explique Fouad el-Khazen.
L’objectif est d’introduire une clause de réajustement des prix. En raison de l’absence de cette clause dans les contrats déjà signés, un certain nombre d’entrepreneurs de travaux publics se trouvent dans l’impossibilité d’honorer leurs engagements. Le syndicat demande donc aux entrepreneurs dans l’impossibilité matérielle de poursuivre l’exécution des projets dont ils sont les maîtres d’œuvre de lui remettre une liste exhaustive de ces projets. Il a également décidé de soutenir les entrepreneurs qui se sont arrêtés de travailler pour cause de force majeure en les aidant dans leur action en justice.
« Il est impensable que les entrepreneurs subissent seuls les conséquences de fluctuations qui étaient soit imprévisibles, soit liées directement à des décisions de l’État », poursuit Fouad el-Khazen. Dans le premier cas, par exemple, le prix international de l’acier est passé de 270 dollars à 520 dollars la tonne, car la Chine absorbe toute la production mondiale d’acier ce qui a provoqué une flambée des cours. Dans le deuxième cas, en interdisant les carrières, l’État libanais a provoqué une augmentation soudaine du prix du gravier qui est passé de cinq dollars le mètre cube à 17-20 dollars environ, dit-il. Enfin, les projets exécutés au Liban suivent des normes européennes, ce qui signifie qu’une bonne partie de leurs achats sont réalisés en Europe. Résultat, ils doivent assumer l’incidence de la hausse de la valeur de l’euro par rapport au dollar, la livre libanaise étant indexée au billet vert.
« Le Premier inistre nous a promis d’agir, mais le délai qu’il nous a fixé a déjà été reporté deux fois », poursuit Fouad el-Khazen pour justifier la décision prise hier par le syndicat.
Les entrepreneurs de travaux publics ont élevé une nouvelle fois la voix hier et menacé de ne plus participer aux adjudications de l’État si leurs revendications concernant une révision des prix ne sont pas entendues. « La situation n’est plus tenable », a déclaré à L’Orient-Le Jour le président du syndicat des entrepreneurs, Fouad el-Khazen. « Les autorités sont toutes d’accord pour donner suite à nos revendications, qu’il s’agisse du Premier ministre, du pministre des Travaux publics ou du président du CDR, mais les décisions ne sont pas prises », dit-il pour justifier les mesures annoncées hier à l’issue d’une réunion élargie du syndicat.
Il a ainsi été décidé de ne plus participer aux appels d’offres publiques tant que ne seront pas amendées certaines clauses des cahiers des charges dont...
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