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Décès de Mario Zatelli : l’OM perd une de ses légendes

Au même titre qu’Otto Gloria et Raymond Goethals, Mario Zatelli, qui s’est éteint hier à 91 ans, est une des légendes de l’Olympique de Marseille dont il a été un élégant buteur avant de se transformer en pompier de service comme entraîneur. Ce fils d’un cafetier romain parti chercher fortune au Maroc avait tout pour séduire Marseille : une élégance naturelle, un look de latin lover, une rare efficacité comme buteur et un indiscutable talent comme éducateur. Son palmarès de joueur avec deux titres de champion de France et une Coupe de France avec l’OM, pour une seule sélection et un but (contre la Pologne en 1939), reflètent mal le charisme et l’efficacité de ce spécialiste de la reprise de volée et de la remise instantanée. Le « beau Mario », aux cheveux toujours impeccablement gominés, formait également une remarquable paire avec le fantasque Larbi ben Barek, faisant chavirer de bonheur le stade de l’Huveaune, dont il était le chouchou, avant de devenir celui du Vélodrome quelques années plus tard dans une autre fonction. La guerre et une grave blessure au genou sont venues stopper sa carrière. C’est tout naturellement qu’il réussissait ensuite une reconversion exemplaire comme entraîneur après être sorti major du stage de formation. « Je serais revenu à Marseille même pour entraîner une équipe de pupilles », avouait-il au lendemain de son troisième retour à l’OM, à l’époque de Marcel Leclerc en 1971. Cela devait être le début d’une période aussi faste que celle de l’ère Tapie, en résultats et en scandales. Minots Sous la direction de Zatelli, l’OM allait ainsi remporter le premier doublé de son histoire (1972), le retour de la Coupe de France à Marseille, une spécialité locale, après 26 ans de disette, les joies de la remontée en 1re division avec les Minots, les affres du légendaire OM-Forbach avec ses 432 spectateurs et la première qualification de l’histoire du club pour la Coupe d’Europe des clubs champions (future Ligue des champions). Just Fontaine, le meilleur buteur dans une Coupe du monde (13 buts en 1958), est le premier à rendre hommage à Zatelli « un homme à qui je dois mon arrivée en France ». Et puis, les supporteurs marseillais n’ont pas oublié qu’il avait eu le nez de repérer un certain Roger Magnusson lors d’un banal match amical contre la Juventus à Vintimille. L’association du dribbleur suédois et du Dalmate Josip Skoblar, qui détient toujours le record du nombre de buts marqués en une saison du championnat de France (44), constitue une des plus grandes réussites du club.

Au même titre qu’Otto Gloria et Raymond Goethals, Mario Zatelli, qui s’est éteint hier à 91 ans, est une des légendes de l’Olympique de Marseille dont il a été un élégant buteur avant de se transformer en pompier de service comme entraîneur. Ce fils d’un cafetier romain parti chercher fortune au Maroc avait tout pour séduire Marseille : une élégance naturelle, un look de latin lover, une rare efficacité comme buteur et un indiscutable talent comme éducateur.
Son palmarès de joueur avec deux titres de champion de France et une Coupe de France avec l’OM, pour une seule sélection et un but (contre la Pologne en 1939), reflètent mal le charisme et l’efficacité de ce spécialiste de la reprise de volée et de la remise instantanée.
Le « beau Mario », aux cheveux toujours impeccablement gominés, formait...