L’euro a débuté l’année hésitant à la hausse face au dollar sur des marchés des changes sans entrain, après la progression plus forte de l’indice mesurant le niveau d’activité du secteur industriel aux États-Unis qu’en Europe. La monnaie unique, qui semblait se rapprocher de son record historique de 1,2648 $ atteint mercredi, en affichant hier dans la matinée 1,2611 $, a perdu son élan pour repasser sous le seuil de 1,26 $. L’annonce par le groupement national des directeurs d’achats du secteur industriel US (ISM) que son indice a progressé de 62,8 pts en novembre à 66,2 pts en décembre, sa meilleure performance en 20 ans, a donné un coup de pouce au dollar. Cela d’autant que les investisseurs avaient appris plus tôt que le même indice calculé par NTC Research dans la zone euro n’a pu dépasser le niveau de 52,4 pts contre 52,2 pts pendant la même période. Pourtant, l’intérêt du marché pour le dollar ne tardait pas à être tempéré par l’engouement manifesté pour le sterling sous le rapport de la rentabilité. À cet égard, les opérateurs ont fait état de la forte hausse de la masse monétaire britannique M4 de 0,8 % en novembre et de 7 % sur un an, pavant la voie à un relèvement du principal taux directeur de la Banque d’Angleterre (BoE) de 3,75 % à 4 %. Cette perspective a été renforcée par l’annonce des directeurs d’achats (CIPS) que l’activité industrielle en Grande-Bretagne a progressé de 54,5 pts en novembre à 56 pts en décembre, surtout après que la BoE eut fait savoir que le montant emprunté par les ménages britanniques a augmenté de 1,4 md de sterling en octobre à 1,6 md en novembre. Mais les inquiétudes de certains opérateurs au sujet des déficits US et des risques géopolitiques ont maintenu un sentiment plutôt négatif à l’égard du dollar, qui s’est finalement négocié à 1,2590 pour un euro contre 1,2595 mercredi, à 1,7930 pour un sterling contre 1,7860, à 1,2385 FS contre 1,2395 et à 106,95 yens contre 107,25.
En Bourse, les marchés US ont commencé l’année sur un ton mitigé malgré le bon indicateur ISM confirmant l’amélioration de l’économie aux États-Unis. Les nouvelles annulations de vols vers les États-Unis par craintes d’attaques terroristes continuaient à peser sur les valeurs traditionnelles. En Europe, toutes les Bourses ont, au contraire, terminé la première séance de l’année en hausse tirées par les technologiques, les financières, les fabricants d’acier et d’automobiles.
À Beyrouth, le marché des changes a débuté l’année dans le calme, où le dollar était recherché par certaines banques au-dessus du haut de la fourchette d’intervention de la BDL, entre 1 516 et 1 517 LL, pour le règlement d’achats antérieurs de certificats de dépôt à 3 ans.
À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse de 460 actions A et de 29 670 actions B de Solidere de 4,72 à 4,29 $ et de 5 à 4,95 $ et la hausse de 100 actions préférentielles de la Byblos Bank de 103 à 103,50 $ ainsi que de 2 000 certificats GDR de la Blom Bank de 23,25 à 23,50 $, alors que 6 250 actions de Rymco se maintenaient à 1,75 $.
Élie KAHWAGI
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