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RETROSPECTIVE 2003 Cyclisme Quand Armstrong croque la vie(PHOTOS)

La deuxième vie de Lance Armstrong a basculé en 2003 entre les difficultés sportives surmontées dans le Tour de France cycliste et l’éclatement de son nid familial.
La légende du seul homme à avoir gagné le Tour après avoir vaincu un cancer (« personne ne pourra jamais me l’enlever », dit-il), s’est enrichie d’un nouvel épisode, le plus spectaculaire sportivement, le plus probant mentalement. Sérieusement accroché pour la première fois depuis sa prise de pouvoir en 1999, l’Américain s’est extirpé de la mauvaise passe qui semblait le conduire à la défaite.
Par la faute de contretemps dans sa préparation, de la renaissance de son éternel adversaire Jan Ullrich, et plus encore de la météo caniculaire qui a longtemps joué en sa défaveur.
Conscient qu’il ne sert à rien d’insister sur ses (relatives) faiblesses, le champion d’Austin a évité de s’appesantir sur la météo.
Pendant la Grande Boucle, il a soutenu au contraire que, en bon Texan, il supportait aisément la forte chaleur.

« Chaque seconde compte »
Mais, son visage livide au lendemain de sa déshydratation du contre-la-montre de Cap’Découverte, où il a subi l’accroc le plus retentissant de sa carrière récente (à 1 min 36 sec d’Ullrich), est trop marquant pour ignorer l’importance de ce facteur. C’est bien ce jour-là dans la montée du col inédit de Pailhères, ont reconnu a posteriori les conseillers d’Ullrich, que l’Allemand a perdu la plus belle occasion de faire basculer le Tour dans les Pyrénées, en attendant trop longtemps pour passer à l’attaque.
La baisse des températures, le lendemain, a sauvé Armstrong. Parfait stratège, l’Américain a laissé à Ullrich l’essentiel des responsabilités de la course.
Sur la voie du rétablissement, il s’est surpassé un jour plus tard dans la montée de Luz-Ardiden, en réagissant en vrai champion après une chute dont il assume, fair-play, la responsabilité : « C’est ma faute, j’avais une trajectoire trop tendue, au ras des spectateurs. »

Cinquième victoire dans le Tour
Invité par la revue Vélo Magazine à choisir cinq photos du Tour du Centenaire, Armstrong s’est bien gardé de retenir les clichés qui le montrent affaibli. « Dans la maladie comme dans la vie en général, il faut toujours croire en soi, même quand tout semble ligué pour vous faire perdre, a souligné l’Américain. Croire, c’est un moteur extraordinaire. »
À 32 ans, sa cinquième victoire dans le Tour le propulse dans un club très restreint (Anquetil, Merckx, Hinault, Indurain). Dans le même temps, sa vie familiale s’est grandement compliquée du fait de sa séparation avec Kristin et des périodes de garde des trois enfants (Luke, Isabelle et Grace).
La presse people lui prête désormais des liaisons de star, sur lesquelles il reste énigmatique. Homme d’affaires hors de la saison cycliste, Armstrong redevient à l’approche de l’été le champion du cyclisme de son époque.
À lui seul, le titre de son dernier livre résume cet étonnant personnage pressé, en homme réaliste, de croquer la vie : « Chaque seconde compte. »
La deuxième vie de Lance Armstrong a basculé en 2003 entre les difficultés sportives surmontées dans le Tour de France cycliste et l’éclatement de son nid familial.La légende du seul homme à avoir gagné le Tour après avoir vaincu un cancer (« personne ne pourra jamais me l’enlever », dit-il), s’est enrichie d’un nouvel épisode, le plus spectaculaire sportivement, le plus probant mentalement. Sérieusement accroché pour la première fois depuis sa prise de pouvoir en 1999, l’Américain s’est extirpé de la mauvaise passe qui semblait le conduire à la défaite. Par la faute de contretemps dans sa préparation, de la renaissance de son éternel adversaire Jan Ullrich, et plus encore de la météo caniculaire qui a longtemps joué en sa défaveur.Conscient qu’il ne sert à rien d’insister sur ses (relatives)...