Après la 19e journée, la dernière de 2003, Monaco compte sept points d’avance sur le champion en titre, Lyon, et le Paris-SG (un match en plus), tandis que Marseille, qui se serait pourtant bien vu jouer les premiers rôles, est 6e à 12 points de l’ASM (un match en moins).
Et c’est en trombe que la L1 débutera 2004, le 9 janvier, avec un choc Monaco-Lyon dont pourrait dépendre la suite du championnat.
La troisième saison monégasque de Deschamps sera-t-elle la bonne? Après une première saison catastrophe (15e de D1) perturbée par des problèmes relationnels avec des joueurs renommés, finalement écartés (Simone, Panucci et Bierhoff), et le président d’alors, Jean-Louis Campora, Deschamps avait réussi en 2002-03 à décrocher la deuxième place de la L1 et son premier trophée d’entraîneur, la Coupe de la Ligue.
Le pari de Deschamps
Alors qu’on s’attendait à ce que le groupe explose, en raison notamment d’une situation financière délicate, les joueurs ont souhaité poursuivre l’aventure ensemble. Résultat, Monaco survole pour l’instant la L1 et s’est brillamment qualifié pour les 8es de finale de C1 (durant lesquelles il affrontera le Lokomotiv Moscou), balayant notamment La Corogne (8-3).
Deschamps, que certains voient prochainement à la Juventus Turin, est en passe de réussir son pari à la tête d’un groupe qu’il a façonné et au sein duquel certains ont explosé : Evra, Squillaci et Rodriguez en défense et Rothen ou surtout Giuly dans le secteur offensif, où la blessure de Shabani Nonda a été compensée par l’arrivée d’une star, l’Espagnol Fernando Morientes.
Du coup, Lyon a relégué la défense de son titre au second plan dans l’ordre de ses priorités, préférant se consacrer à la C1, dont il disputera les 8es face au club espagnol de la Real Sociedad et à laquelle il fera tout pour participer à nouveau la saison prochaine.
Des objectifs plus ambitieux que ceux de l’OM. Après un début de saison parfait, la machine s’est enrayée : élimination de la C1, confusion autour de l’affaire Barthez, chute au classement de L1. Le président Christophe Bouchet a écarté tout départ de l’entraîneur Alain Perrin, mais a évoqué des changements pour janvier.
Sochaux enthousiasme
De quoi faire réfléchir le Paris SG, dont la direction bicéphale Francis Graille (président) - Vahid Halilhodzic (manageur) est calquée sur le tandem Bouchet-Perrin. Avec néanmoins de très bons résultats pour le club parisien, même si la 17e place occupée après cinq journées avait fait craindre le pire.
Si on reproche parfois au PSG sa frilosité, la L1 compte cette saison plusieurs équipes dont le jeu enthousiasme. On peut citer Strasbourg (10e), toutefois un peu irrégulier, et surtout Sochaux qui, emmené par le duo d’attaquants Frau-Santos, occupe la 4e place et aura le redoutable honneur d’affronter l’Inter Milan en 16e de finale de la Coupe de l’UEFA.
En bas de tableau, c’est le parcours du Mans qui suscite le plus d’intérêt. Certains doutaient encore récemment de sa légitimité en L1, mais après bien des déboires, le promu est à égalité avec le premier non relégable (Metz).
Enfin, dernier enseignement de cette moitié de saison, le retour en force de Djibril Cissé, l’attaquant d’Auxerre (5e), premier du classement des buteurs devant le surprenant Bulgare de Lille, Vladimir Manchev. Seule ombre au tableau, Cissé pourrait manquer l’Euro 2004 si l’UEFA confirmait la suspension de cinq matches qu’elle lui a infligée après les incidents de France-Portugal Espoirs.
Le cas Cissé, la capacité des clubs français à gérer le départ de leurs internationaux africains pour la Coupe d’Afrique des nations, qui débute le 24 janvier en Tunisie, et celle de Monaco à continuer sur sa lancée font partie des questions qui se posent désormais à mi-saison. Pour les réponses, il faudra attendre 2004.


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