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Changes et Bourses Nouveau record historique de l’euro

L’euro a vigoureusement progressé face au dollar hier avec le retour sur les marchés des changes des intervenants et investisseurs après quatre jours de congé et de fermeture à l’occasion de Noël. Il est parvenu à franchir brièvement, pour la première fois de son histoire, le seuil de 1,25 $ (à 1,2510 $), avant de céder un peu de terrain. Il s’agit encore une fois d’un mouvement qui souligne la faiblesse du dollar en l’absence d’indicateurs US et en dépit de performances plutôt positives de Wall Street. De l’avis des cambistes, les investisseurs s’inquiètent toujours de l’énorme déficit de la balance des comptes courants aux États-Unis, redoutant que la reprise économique ne leur permette pas de combler ce déficit qui se monte à environ 5 % du PIB américain. En outre, la découverte d’un cas de vache folle aux États-Unis a encouragé les opérateurs à se débarrasser du dollar sur des marchés que les fêtes de fin d’année ont rendu étroits et où rien ne parvient à modifier l’humeur vendeuse dont le billet vert est victime. Autre raison saisie par les opérateurs pour enfoncer le dollar à savoir des rumeurs persistantes qui prêtent au gouvernement chinois l’intention de modifier sa politique monétaire. Le yuan serait accroché non plus au dollar, mais à un panier de devises, dont l’euro, ce qui devrait se traduire par un accroissement des réserves chinoises en cette monnaie. Enfin, le gouvernement allemand a nouveau assuré hier que le niveau de l’euro ne présentait pas de raison d’inquiétude. Il n’est donc pas question de « mettre en preuve une quelconque mesure », a déclaré le porte-parole du gouvernement Thomas Steg. Dans ce contexte, il n’était guère étonnant que le dollar restait sous pression, se négociant à New York à 1,2487 pour un euro contre 1,2430 vendredi dernier, à 1,7740 pour un sterling contre 1,7705, à 1,25 FS contre 1,2535 et à 106,95 yens contre 107,15.
En Bourse, les marchés US étaient en forte hausse, soutenus notamment par un relèvement de la recommandation sur McDonald’s par JP Morgan, estimant que le cas de vache folle aura un effet limité sur cette société. D’autres bonnes nouvelles en provenance de Tyco, Eli Lilly et des valeurs technologiques ont également soutenu la tendance. Il en est de même des Bourses européennes qui ont clôturé en hausse encouragées par Wall Street après le long week-end de Noël.
À Beyrouth, le dollar continuait à être tiré par des achats de couverture liés à des souscriptions antérieures dans les certificats de dépôt émis par la BDL. Il s’est négocié ainsi à des cours supérieurs au haut de sa fourchette d’intervention, soit entre 1 516 et 1 517 LL.
À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 2 930 actions A et de 1 000 actions B de Solidere de 4,37 à 4,40 $ et de 4,27 à 4,62 $ ainsi que de 10 000 actions de Holcim de 0,47 à 0,50 $ et de 5 000 certificats GDR de la Blom Bank de 23 à 23,25 $, alors que 500 actions C de la Byblos Bank ont baissé de 1,70 à 1,66 $ et 11 actions de Beirut Interbank Fund se sont maintenues à 108 $.
Élie KAHWAGI
L’euro a vigoureusement progressé face au dollar hier avec le retour sur les marchés des changes des intervenants et investisseurs après quatre jours de congé et de fermeture à l’occasion de Noël. Il est parvenu à franchir brièvement, pour la première fois de son histoire, le seuil de 1,25 $ (à 1,2510 $), avant de céder un peu de terrain. Il s’agit encore une fois d’un mouvement qui souligne la faiblesse du dollar en l’absence d’indicateurs US et en dépit de performances plutôt positives de Wall Street. De l’avis des cambistes, les investisseurs s’inquiètent toujours de l’énorme déficit de la balance des comptes courants aux États-Unis, redoutant que la reprise économique ne leur permette pas de combler ce déficit qui se monte à environ 5 % du PIB américain. En outre, la découverte d’un cas de...