Il a indiqué que les membres du Conseil discutaient actuellement de la formation du tribunal qui sera chargé de juger le président déchu, et précisé que les juges seraient choisis « au plus vite ».
M. al-Kifai a indiqué que Saddam Hussein « était toujours soumis à des interrogatoires de la part des Américains », qui le remettront par la suite aux autorités irakiennes.
« Le procès sera public. Nous voulons qu’il dévoile tout ce qui s’est passé », a-t-il dit, soulignant que « Saddam a commis des crimes à l’encontre du peuple irakien, il a tué trois millions d’Irakiens et a poussé à l’exode deux millions d’autres ».
Mais le procès du président déchu ne doit avoir lieu qu’après l’installation d’un nouveau gouvernement en Irak fin juin 2004, pour éviter toute ingérence « étrangère » dans son déroulement, selon des responsables irakiens.
Pour sa part, le ministre de la Justice Hachem al-Chibli a rejeté les appels à faire juger Saddam Hussein par un tribunal international. « L’Iran, Israël ou d’autres parties sont libres de dire ce qu’ils veulent, mais cela ne nous concerne pas », a-t-il dit.
Cependant, selon Nassir Chaderji, membre de ce Conseil, « tous les États, les pays et les individus ont le droit de porter plainte devant ce tribunal ».
L’ancien président devra répondre de ses crimes devant un tribunal qui siégera dans son ancien musée personnel, où il exposait notamment les cadeaux qu’il recevait de dignitaires étrangers.
De son côté, l’administrateur civil américain à Bagdad, Paul Bremer, a déclaré vendredi que ce dernier serait « jugé par des tribunaux irakiens quand ceux-ci seront opérationnels ».


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