Le coup d’envoi de cette campagne a été donné en début de semaine par le ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdallah Abdel Rahmane al-Tawil, qui s’est félicité lors d’une conférence de presse de la chute de Saddam Hussein dont les troupes avaient envahi le Koweït, en août 1990, et l’avaient occupé pendant sept mois.
L’économie du pays avait été durablement affectée par cette invasion. « Lorsque Saddam Hussein était au pouvoir, nous étions hantés par la sécurité. Après la libération de l’Irak, l’ouverture économique est devenue impérative », a déclaré M. Tawil, en soulignant que l’objectif de la campagne était de transformer le Koweït en « un centre commercial, financier et de services régional pour les pays voisins et les pays asiatiques ».
Selon M. Tawil, une importante délégation commerciale et d’investissement koweitienne, présidée par le ministre des Finances, Mahmoud Abdel Khaleq al-Nouri, doit effectuer, début février, une tournée européenne, devant la conduire en Italie, en Espagne, en Bulgarie, en Pologne et en Grande-Bretagne, ainsi qu’aux États-Unis, pour expliquer les avantages de la loi sur les investissements étrangers au Koweït.
En octobre dernier, l’émirat avait, pour la première fois, ouvert la plupart de ses secteurs économiques aux investissements étrangers, à l’exception de celui de l’industrie pétrolière.
Le gouvernement avait alors autorisé les opérateurs étrangers à investir dans toutes les industries locales, à l’exception de l’exploration et de la production d’hydrocarbures. Parmi les secteurs ouverts aux capitaux étrangers, figurent l’électricité, les télécommunications, l’immobilier et les banques. Cette décision intervenait en application à une loi votée par le parlement en 2001 dans le but d’attirer des capitaux étrangers et de favoriser l’apport technologique nécessaire pour relancer l’économie.
La loi sur l’investissement étranger direct prévoit pour les investisseurs potentiels une exonération, pendant 10 ans, des taxes douanières et des impôts sur les matières premières, en plus d’une protection à long terme contre tout risque de nationalisation. Jusqu’à présent, la loi koweïtienne restreignait le marché de l’émirat aux activités des banques nationales.


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