Un peu plus tôt, la Corée du Nord avait posé une nouvelle condition à une reprise des négociations multilatérales sur ses ambitions nucléaires en proposant un gel de son programme atomique en échange de concessions des États-Unis.
Pyongyang s’est dit prêt à un gel si les États-Unis prenaient des mesures de conciliation comme de rayer la Corée du Nord de la liste des pays soutenant le terrorisme, a indiqué le ministère nord-coréen des Affaires étrangères.
« Comme premier pas lorsque nous gèlerons notre activité nucléaire, les États-Unis doivent de leur côté prendre des mesures réciproques », a rapporté l’agence officielle KCNA reçue par l’agence sud-coréenne Yonhap. « La reprise des pourparlers à six dépend entièrement de savoir si le premier pas que nous proposons est accepté », a-t-il ajouté.
Le porte-parole a précisé que Washington devait rayer la Corée du Nord de la liste des pays soutenant le terrorisme, lever ses « sanctions économiques, politiques et militaires » et reprendre son aide énergétique suspendue en raison de la crise qui dure depuis quatorze mois.
La Corée du Nord figure sur la liste annuelle publiée par le département d’État des pays accusés de soutenir le terrorisme. Si elle en était rayée, elle pourrait bénéficier de l’aide d’institutions internationales comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI).
La proposition nord-coréenne est publiée peu après que les États-Unis, la Corée du Sud et le Japon se soient mis d’accord sur un projet de règlement de la crise concernant le nucléaire.
Les trois alliés ont rédigé la semaine dernière à Washington un texte en vue des négociations qui doivent également réunir la Corée du Nord, la Chine et la Russie dans la capitale chinoise. Le texte, dont le contenu n’a pas été révélé, a été transmis lundi à Pékin, qui doit le soumettre à Pyongyang.
Le document tripartite constitue une réponse à un premier plan nord-coréen, transmis au début du mois, mais qui a déjà été rejeté par les États-Unis.
Les nouvelles déclarations nord-coréennes ajoutent à l’incertitude sur une nouvelle session de pourparlers multilatéraux. Avant même leur publication, Séoul avait jugé hier peu probable que l’on puisse respecter le calendrier initial prévoyant des négociations avant la fin de l’année.
Les déclarations nord-coréennes de mardi suggèrent que la proposition américaine a peu de chances de convaincre Pyongyang de revenir à la table des négociations, du moins dans un avenir proche.


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