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Changes et Bourses L’euro toujours plus haut face au dollar


L’euro n’en finit pas de franchir de nouveaux records historiques face à un dollar victime de la désaffection des investisseurs malgré que la reprise économique semble bien engagée aux États-Unis (hausse de 8,2 % du PIB au troisième trimestre). Il a ainsi atteint hier un nouveau plus haut historique de 1,2238 $ avant de se replier légèrement. Selon les cambistes, l’explication la plus souvent citée pour justifier cette récente dépréciation du billet vert est l’aggravation des déficits budgétaire et commercial US et non la bonne santé de l’économie de la zone euro. Et d’ajouter que la politique du dollar fort a pesé ces dernières années sur la compétitivité des produits US à l’exportation, tout en renforçant le pouvoir d’achat des États-Unis à l’importation, alors que la demande des consommateurs US était très forte. Et de conclure qu’un dollar plus faible devrait rendre les produits US moins chers à l’exportation et inciter les consommateurs à les acheter. Cette hypothèse a été renforcée hier par des nouvelles selon lesquelles le secrétaire US au Trésor, John Snow, demanderait davantage de flexibilité à la Chine dans ses taux de change, lors des entretiens qu’il aura à Washington avec le Premier ministre chinois Wan Jiabao, en visite officielle aux États-Unis. En outre, l’imminence d’un statu quo monétaire à l’occasion de la réunion aujourd’hui de la Fed contribuait aussi à peser sur le dollar qui ne devrait pas recevoir le soutien du taux d’intérêt US (1 %) face aux taux européen (2 %) et britannique (3,75 %). Enfin, l’annonce hier par la Banque du Japon que la masse monétaire nippone a augmenté de 1,6 % en novembre, après avoir progressé de 1,5 % en octobre, a laissé croire que le cycle de baisse des taux au Japon arrive à sa fin, ce qui a agi à l’actif du yen. Dans ce contexte, il n’est guère surprenant que le billet vert reste sous pression face à l’ensemble des devises, se négociant finalement à New York à 1,2225 pour un euro contre 1,2170 la veille, à 1,7330 pour un sterling contre 1,7295, à 1,2665 FS contre 1,2745 et à 107,35 yens contre 107,65.
En bourse, les marchés US étaient mitigés, hier, dans une ambiance très calme. Certaines informations sur des prix en baisse dans le secteur des semi-conducteurs ont réduit les gains du Nasdaq alors que le nouvel accès de faiblesse du dollar a soutenu les sociétés exportatrices US. En revanche, les bourses européennes ont toutes reculé dans des marchés inquiets des conséquences pour les mêmes sociétés du Vieux Continent de la hausse ininterrompue de l’euro.
À Beyrouth, le dollar continuait à être recherché par certaines banques à des cours dépassant le haut de la fourchette d’intervention de la BDL, maintenu à 1 514 LL, soit entre 1 516,50 et 1 517,50 LL mais dans des volumes d’affaires très minces.
À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 720 actions A de Solidere de 4,21 à 4,23 $, la baisse de 12 504 actions B de la Byblos Bank de 1,70 à 1,68 $ et la stabilité de 4 000 actions C de la Bank of Beirut.
Élie KAHWAGI
L’euro n’en finit pas de franchir de nouveaux records historiques face à un dollar victime de la désaffection des investisseurs malgré que la reprise économique semble bien engagée aux États-Unis (hausse de 8,2 % du PIB au troisième trimestre). Il a ainsi atteint hier un nouveau plus haut historique de 1,2238 $ avant de se replier légèrement. Selon les cambistes, l’explication la plus souvent citée pour justifier cette récente dépréciation du billet vert est l’aggravation des déficits budgétaire et commercial US et non la bonne santé de l’économie de la zone euro. Et d’ajouter que la politique du dollar fort a pesé ces dernières années sur la compétitivité des produits US à l’exportation, tout en renforçant le pouvoir d’achat des États-Unis à l’importation, alors que la demande des...