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Les sunnites s’opposent au déploiement de milices

La minorité sunnite en Irak, autrefois au pouvoir sous Saddam Hussein, a exprimé hier son opposition au déploiement de milices chiites ou kurdes dans le pays, mettant en garde contre le danger d’une guerre civile. Un communiqué du comité des ulémas (docteurs en religion) musulmans en Irak a estimé qu’une telle mesure pouvait mener à « une libanisation de l’Irak ».
Utiliser de telles milices « revient à ignorer une grande partie des musulmans et à les repousser dans les rangs de l’opposition », a souligné le comité d’obédience sunnite, formé après la chute du régime de Saddam Hussein en avril. Le chef de l’administration civile américaine, Paul Bremer, s’est voulu rassurant en soulignant « qu’il n’y avait pas de place pour la milice dans le nouvel Irak ». Mais la coalition dirigée par les États-Unis doit lutter plus efficacement contre les insurgés, tout en s’attelant à la tâche de former des forces irakiennes de sécurité dont l’effectif devra atteindre 220 000 hommes, lors du transfert du pouvoir prévu en juillet. Où prendre ces hommes ? Quand les Américains annoncent vouloir recruter les anciens membres des services de sécurité du régime déchu ou les centaines de milliers d’officiers et de soldats de l’ancienne armée irakienne, les chiites et les Kurdes crient au scandale. Depuis la chute du régime, les partis kurdes et chiites tapent du pied pour que les Américains utilisent leurs miliciens dans la traque aux partisans de Saddam Hussein.
Le Washington Post a précisé qu’une nouvelle force allait être composée de 750 à 850 combattants pour agir en premier lieu dans la capitale. Déjà, des peshmergas kurdes jouent un rôle de supplétifs des forces américaines dans des zones sunnites, au grand dam de la population. Cette dernière a aujourd’hui le sentiment d’être envahie par ceux qu’elle contrôlait auparavant. Au sein d’un conseil transitoire de gouvernement divisé, l’un des représentants des tribus, Ghazi al-Yaouar, un sunnite, y voit « une mesure folle. On doit dissoudre les milices et ne pas chercher à les légaliser », a-t-il dit.
La minorité sunnite en Irak, autrefois au pouvoir sous Saddam Hussein, a exprimé hier son opposition au déploiement de milices chiites ou kurdes dans le pays, mettant en garde contre le danger d’une guerre civile. Un communiqué du comité des ulémas (docteurs en religion) musulmans en Irak a estimé qu’une telle mesure pouvait mener à « une libanisation de l’Irak ».Utiliser de telles milices « revient à ignorer une grande partie des musulmans et à les repousser dans les rangs de l’opposition », a souligné le comité d’obédience sunnite, formé après la chute du régime de Saddam Hussein en avril. Le chef de l’administration civile américaine, Paul Bremer, s’est voulu rassurant en soulignant « qu’il n’y avait pas de place pour la milice dans le nouvel Irak ». Mais la coalition dirigée par les...