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Affaire Pieri : perquisitions au SC Bastia et à l’OL

Deux clubs de Ligue 1, le SC Bastia et l’Olympique lyonnais (OL), ainsi que le domicile de l’agent de joueurs Jean-Pierre Bernès, ont été perquisitionnés hier dans l’enquête financière, visant implicitement le leader nationaliste corse Charles Pieri.
Précédés d’une heure par les journalistes et caméras de télévision, une dizaine d’enquêteurs, emmenés par le juge d’instruction parisien Philippe Courroye et le patron du RAID Christian Lambert, ont débarqué d’une fourgonnette en milieu de matinée au siège du SC Bastia, au stade de Furiani. Un peu plus tôt, vers 09h15, quatre enquêteurs étaient arrivés au siège du club lyonnais.
Selon une source judiciaire, ces perquisitions sont notamment, « mais pas seulement », liées au transfert en juillet 2003 du joueur bastiais Mickaël Essien à l’OL, pour 7 à 8 M EUR.
La direction de l’OL a précisé que la perquisition portait également sur le transfert à Bastia de l’avant-centre Frédéric Née, retourné en Haute-Corse en provenance de Lyon dans le cadre de la négociation sur Essien.
Le domicile de Jean-Pierre Bernès, agent de joueurs qui fut directeur général de l’Olympique de Marseille durant l’ère Tapie (1986-94), a également été perquisitionné à Cassis (Bouches-du-Rhône), selon une source policière. Cette perquisition serait liée au transfert d’Essien, selon la même source.
Une information judiciaire contre X, visant implicitement Charles Pieri, a été confiée en septembre au juge Courroye pour des faits d’« abus de biens sociaux », « escroquerie à la TVA » et « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».
Redevenu officiellement « simple militant », « le vieux », comme il est désigné respectueusement dans les milieux nationalistes, est considéré par la police comme le véritable patron du FLNC-Union des combattants, le principal mouvement clandestin, qui a récemment décrété une trêve inconditionnelle de ses attentats.
Charles Pieri, qui n’est l’objet d’aucune procédure judiciaire le visant directement, est pour l’instant resté muet. Son nom a été abondamment cité comme une cible prioritaire dans la guerre engagée par le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy contre ceux qu’il considère comme des « nationalistes mafieux ».
Le SC Bastia, qui affiche volontiers ses racines corses, est devenu un emblème pour de nombreux militants nationalistes.
Deux clubs de Ligue 1, le SC Bastia et l’Olympique lyonnais (OL), ainsi que le domicile de l’agent de joueurs Jean-Pierre Bernès, ont été perquisitionnés hier dans l’enquête financière, visant implicitement le leader nationaliste corse Charles Pieri.Précédés d’une heure par les journalistes et caméras de télévision, une dizaine d’enquêteurs, emmenés par le juge d’instruction parisien Philippe Courroye et le patron du RAID Christian Lambert, ont débarqué d’une fourgonnette en milieu de matinée au siège du SC Bastia, au stade de Furiani. Un peu plus tôt, vers 09h15, quatre enquêteurs étaient arrivés au siège du club lyonnais.Selon une source judiciaire, ces perquisitions sont notamment, « mais pas seulement », liées au transfert en juillet 2003 du joueur bastiais Mickaël Essien à l’OL, pour 7 à...