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Basket-ball Pat Riley, bien loin de ses heures de gloire

Le Heat deviendrait-il la honte de Miami ? Seulement troisième de la Division Atlantique l’an dernier, la franchise installée en Floride fait de plus en plus tache dans un décor de carte postale.
Non seulement les résultats ne sont pas là, mais de grosses failles ont aussi été mises au jour dans le bilan comptable de cette équipe présidée et entraînée par le même homme jusqu’en octobre.
Il s’agit du terrible Pat Riley, triple « Coach of the Year », mais bien loin aujourd’hui de ses heures de gloire (quadruple champion NBA avec les Lakers en 1982, 85, 87 et 88). Conscient de la situation et des erreurs de recrutement passées, l’entraîneur gominé a réduit la voilure, abaissant de 10 % tous les salaires versés par le Heat, joueurs exceptés.
Afin de montrer l’exemple, il a également diminué son traitement de 500 000 dollars pour la saison et passé le relais au coaching à Stan van Gundy pour se consacrer à la seule présidence.
Présentant une masse salariale supérieure à 34 millions de dollars, Miami a, sur le plan sportif, dû mener un recrutement prudent et peu coûteux afin de ne pas être assujetti à la luxury tax (un dollar d’amende pour chaque dollar dépensé au-delà de la somme autorisée).
Désormais orphelin d’Alonzo Mourning, le Heat a donc dû repartir au feu avec un effectif quelconque, sans véritable meneur de jeu ni pivot de métier. Seul rayon de soleil à l’ombre des palmiers de Floride : les abonnements à l’American Airlines Arena sont cette année en très nette hausse.

Pour l’ensemble
de leurs œuvres
En NBA, seuls les plus grands, les plus fidèles, les figures emblématiques d’une franchise ont droit à un tel honneur pour l’ensemble de leur œuvre. C’est bien le cas de David Robinson qui a enfin pris sa retraite après le sacre de San Antonio.
« L’Amiral » des Spurs a ainsi vu son fameux numéro 50 retiré à jamais de la circulation au cours d’une cérémonie organisée par la franchise texane.
Celui qui était avec Tim Duncan l’une des Twin Towers de San Antonio sait comment occuper sa retraite : il a été nommé pasteur de sa paroisse.
À Boston, c’est le numéro 31 qui s’est élevé au-dessus du parquet en l’honneur de Cedric Maxwell. Double champion NBA en 1981 et 84, MVP des finales de 81, il a cumulé 13,7 points et 6,6 rebonds de moyenne en huit années passées sous la célèbre tunique verte des Celtics. Autre retraité de premier plan : Danny Manning. Après quinze années dans la Ligue vécues au sein de sept franchises différentes, le numéro un de la Draft 1988 a inscrit plus de 12 000 points, soit 14 de moyenne. Double All Star, il a par ailleurs été élu meilleur sixième homme.
Le Heat deviendrait-il la honte de Miami ? Seulement troisième de la Division Atlantique l’an dernier, la franchise installée en Floride fait de plus en plus tache dans un décor de carte postale.Non seulement les résultats ne sont pas là, mais de grosses failles ont aussi été mises au jour dans le bilan comptable de cette équipe présidée et entraînée par le même homme jusqu’en octobre.Il s’agit du terrible Pat Riley, triple « Coach of the Year », mais bien loin aujourd’hui de ses heures de gloire (quadruple champion NBA avec les Lakers en 1982, 85, 87 et 88). Conscient de la situation et des erreurs de recrutement passées, l’entraîneur gominé a réduit la voilure, abaissant de 10 % tous les salaires versés par le Heat, joueurs exceptés. Afin de montrer l’exemple, il a également diminué son traitement de...