El-Qaëda aurait acheté de l’uranium à des opposants congolais
le 14 novembre 2003 à 00h00
De l’uranium enrichi aurait été revendu en mars 2000 à un émissaire d’el-Qaëda, afin de financer un putsch contre l’ex-président de la République démocratique du Congo Laurent-Désiré Kabila, a assuré à la police allemande un ancien opposant au régime congolais, révèle hier un journal français. Selon le quotidien régional Le Progrès, cet opposant aurait fait cette déclaration dans le cadre d’une commission rogatoire délivrée par un juge d’instruction de l’est de la France, après l’assassinat de deux Congolais en décembre 2000 dans cette région. L’homme « décrit une réunion, qui aurait eu lieu le 3 mars 2000 à Hambourg, entre des Congolais et un interlocuteur égyptien, prénommé Ibrahim Abdul », indique Le Progrès. Le journal cite le témoin comme disant : « J’ai compris qu’il s’agissait d’el-Qaëda. » « Cet émissaire aurait ainsi acquis deux barres d’uranium enrichi 138 pour le compte de la nébuleuse terroriste », conclut-il. Une source proche de l’affaire a confirmé qu’un tel témoignage figurait bien dans une commission rogatoire jointe au dossier d’instruction en avril 2003. Quant à l’usage possible de l’uranium enrichi, le journal cite un expert, Christophe Carle, directeur adjoint de l’Institut des Nations unies pour la recherche sur le désarmement (Unidir), selon lequel seul « de l’uranium fortement enrichi », à 90 %, pourrait permettre de fabriquer une bombe atomique, un « processus très compliqué ». En revanche, l’usage d’uranium faiblement enrichi dans des engins explosifs conventionnels pourrait permettre de disséminer des produits toxiques, avec « un impact psychologique énorme », explique-t-il.
De l’uranium enrichi aurait été revendu en mars 2000 à un émissaire d’el-Qaëda, afin de financer un putsch contre l’ex-président de la République démocratique du Congo Laurent-Désiré Kabila, a assuré à la police allemande un ancien opposant au régime congolais, révèle hier un journal français.Selon le quotidien régional Le Progrès, cet opposant aurait fait cette déclaration dans le cadre d’une commission rogatoire délivrée par un juge d’instruction de l’est de la France, après l’assassinat de deux Congolais en décembre 2000 dans cette région.L’homme « décrit une réunion, qui aurait eu lieu le 3 mars 2000 à Hambourg, entre des Congolais et un interlocuteur égyptien, prénommé Ibrahim Abdul », indique Le Progrès. Le journal cite le témoin comme disant : « J’ai compris qu’il s’agissait...
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